Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
100 noms pour le 10 mai avec la MCUR
4 mai 2010

Dans le cadre de la Journée de commémoration nationale des mémoires de la traite négrière de l’esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, l’équipe scientifique et culturelle de la MCUR a dressé cent portraits de femmes et d’hommes de divers pays qui, par leurs actions, ont défendu les idéaux d’égalité et de liberté.
Né à Basse-Terre, en 1817, Louisy Mathieu apprend à lire, dans le cadre de son éducation religieuse et contre la volonté de ses maîtres.
Ouvrier ébéniste, il est, en 1836, initié par une Loge maçonnique, La Clémente Amitié.
Excellent orateur, il est rapidement remarqué par les progressistes de la Guadeloupe. En 1848, le gouvernement provisoire vote les lois abolitionnistes : la Guadeloupe peut élire au suffrage universel ses représentants à l’Assemblée Constituante. Les abolitionnistes guadeloupéens, conscients de sa popularité, proposent Louisy Mathieu comme candidat.
Il est largement élu, le 22 août 1848, suppléant de Victor Schoelcher pour la Guadeloupe à l’Assemblée nationale. A l’issue des votes, Schoelcher, également élu en Martinique, lui laisse le siège de la Guadeloupe.
Louisy Mathieu devient le premier esclave affranchi à siéger à l’Assemblée Nationale.
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