Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
7 octobre 2009

Depuis jeudi, le Maloya fait partie du Patrimoine mondial de l’Humanité. Mais pourquoi cette pratique réunionnaise s’appelle-t-elle Maloya ? Explications du linguiste Honoré Rabesahala.
« Deux mots malgaches peuvent être les radicaux du terme maloya :
1) "Maloy aho", qui se prononce exactement "maloya" est une forme ancienne de "maloiloy" signifiant "j’ai la nausée". Cela exprime le mal-être et le besoin viscéral de le sortir, de l’exprimer.
2) La deuxième forme potentielle est "malahelo aho" : "je suis triste, j’ai le blues".
Le sémantisme des deux formes se recoupe, mais j’accorde une nette préférence à la première, plus évidente et plus convaincante linguistiquement. Il s’agit bel et bien d’un signifié correspondant à une situation à la fois psychologique et physiologique ayant été générée par une pression, une oppression. Situation tellement inconfortable qu’elle suscite une réaction instinctive de rejet exprimée par ce chant et cette danse profondément libérateurs.
- Le maloya, chant et danse incantatoires venant sourdre du plus profond de l’être (dans l’âme et dans la chair à la fois) porte en lui-même à la fois une réaction de survie et de désir d’affirmer une humanité pour l’heure bafouée, foulée aux pieds.
- Face à la violence de la société de plantation, le maloya originel de l’esclave s’exprime sur le plan artistique et musical lui aussi de façon forte, violente et mélancolique à la fois : dans les paroles, dans les gestes, dans les mouvements et les danses qui se rapprochent des transes, dans les rythmes et les sonorités obsédantes. Revêtu de mystère, de mythe, de magie, pour avoir plus de force et plus de portée encore. Comme un défi lancé très fort, comme le cri provenant des tripes de celui qui n’a plus grand-chose à perdre, comme le dernier rempart du condamné. »
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture