Un inventeur de jeu de société scientifique

Mémoniak ou comment exercer sa mémoire en s’amusant

24 novembre 2006

Comme chaque année, le Village de la Fête de la Science donne l’occasion à des inventeurs de partager leur création avec le public. Parmi les objets pratiques, un jeu de société nommé Mémoniak, tout droit sorti de l’imagination de Luigi Rangama. Un jeu encore au stade de prototype mais qui a vite fait de conquérir les marmailles présents à l’ADPE. Le jeune inventeur souhaite revendre le fruit de son imagination à un éditeur.

Luigi Rangama, jeune Portois de 27 ans, n’en est pas à sa première création. On se souvient du jeu “Toupi chinois”, inspiré du jeu traditionnel réunionnais « longtemps pratiqué clandestinement par les anciens », qu’il a réussi à commercialiser en 2005. Cette semaine, Luigi Rangama était présent au Village de la Fête de la Science pour présenter un nouveau jeu : le Mémoniak. Un jeu basé sur la mémoire des participants et qui peut être un excellent moyen de stimuler de façon ludique l’attention des enfants.
Le principe est simple. Les joueurs tournent à tour de rôle une flèche qui indique le type de mémoire qu’ils vont devoir exercer : la mémoire auditive, tactile, visuelle. Ils tirent ensuite une carte dans le type de mémoire désigné et ont 45 secondes pour retenir les informations. Après quoi, une question de précision est posée. En cas de mauvaise réponse, le joueur ne reçoit pas de points.
Mais un personnage central donne à ce jeu son originalité et vient en durcir les règles. C’est Mémoniak, petit être chauve et orange aux yeux exorbités dont le rôle est de déstabiliser le joueur au moment de la concentration. Le joueur doit en effet placer un doigt dans la bouche du petit démon orange, lequel crie, rigole... et lance de petites décharges électriques à la fin des 45 secondes de mémorisation. Difficile dans de telles conditions de retenir par exemple le nombre de boules de billards, en fonction des couleurs, sur une table de billard, de reproduire une série de formes géométriques à l’aide de pions, ou encore de savoir quelle heure affichait l’horloge dans une des scènes à mémoriser. Plus que ludique, ce jeu a une dimension éducative que Luigi Rangama ne soupçonnait pas. « C’est vrai que Mémoniak a un impact sur les professeurs venus au Village avec leurs élèves, souligne Luigi Rangama. Ils trouvent que c’est un bon moyen de développer l’attention des élèves, puisque Mémoniak fait appel aux mêmes capacités qu’à l’école. Un élève qui recopie une leçon au tableau, fait parfois des fautes sur son cahier. C’est la mémoire visuelle qui est en cause. »
Mémoniak pourrait donc devenir un outil pour favoriser l’accès à la connaissance. À condition que l’invention trouve preneur. Car pour l’instant, le jeu en est encore au stade du prototype. Son auteur travaille encore à son amélioration et à des variantes, remplaçant par exemple les types de mémoires par des types de logiques (logique des mots, des chiffres, etc). Le petit diable Mémoniak pourrait même changer de look. Le travail de création se poursuit donc pour Luigi Rangama qui recherche cependant déjà un éditeur près à acheter son invention, et à le diffuser en France et en Europe. La première expérience de Luigi Rangama avec “Toupi chinois” lui avait déjà permis de se faire connaître et de distribuer quelques jeux en métropole et à La Réunion. Combien de “Toupi chinois” ont été vendus ? Le jeune inventeur préfère garder secret ce chiffre, déclarant « qu’il n’en a pas vendu autant qu’il l’espérait ». Quoi qu’il en soit, Luigi Rangama est bien décidé à faire de la création de jeux son métier.

Edith Poulbassia


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Messages

  • bonjour,
    Je suis commerçant sur saint denis, j’ouvre une boutique dédié à l’artisanat peî. J’ai vue les différents jeux de société mais je ne sais pas comment rentrer en contact avec le créateur.
    J’aimerai pouvoir vendre ces jeux dans ma boutique.
    Pourriez vous me permettre de rentrer en relation avec mr luigi.
    Sincères salutations.
    B.LEROY
    [email protected]


Témoignages - 82e année


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