La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Journée de la coopérative des éleveurs de lapins
17 janvier 2007

La journée de jeudi est, entre autres, celle des éleveurs de lapins. La coopérative des producteurs de lapins a pris un nouveau départ, il y a trois ans. Dans cette fête du Miel Vert elle aussi rajeunie, elle met les petits plats dans les grands pour faire connaître et apprécier ses doux rongeurs à grandes oreilles.
Créée il y a 25 ans, la Coopérative des producteurs de lapins de La Réunion (CPLR) a repris un nouveau départ il y a quelques années, après des problèmes sanitaires qui lui avaient causé une baisse de tonnage. Sous la présidence de Chrishna Ramdiale, éleveur à Saint-Benoît, le bureau de la CPLR a mis sur pied une équipe et construit « un bon partenariat ».
Trois techniciens travaillent en permanence aux côtés d’une soixantaine d’éleveurs. “Témoignages” a suivi Alexandre Coddeville chez un éleveur de Tan Rouge (Saint-Paul) - voir encadré - et Franck Calmette fait comme lui de l’assistance technique pour l’insémination artificielle et pour le suivi de l’état de santé des cheptels. Le troisième technicien, Sylvain Mervoyer, est encadrant administratif et s’occupe en particulier de la gestion de l’abattoir de Saint-Pierre, où est aussi le siège de la CPLR. Il leur faut encore s’occuper des deux chambres froides (80 mètres carrés) et du conditionnement.
La Coopérative est en phase ascendante et vise une augmentation de la production de viande de lapin. L’élevage des lapins s’évalue en nombre de cages-mères. Les éleveurs de l’île ont en moyenne 150 cages-mères par exploitation, ce qui fait environ 5.500 cages-mères fonctionnant pour la coopérative. « Actuellement, nous faisons environ mille lapins par jour, soit environ 270 tonnes et nous espérons arriver à 300 tonnes par an d’ici 2007-2008 » explique Chrishna Ramdiale. Un objectif à la portée des élevages, si les produits sont bien distribués et si les consommateurs suivent.
La journée de Miel Vert est là aussi pour faire apprécier la viande du lapin... qui n’est plus un “lapin péi” mais une variété (hyplus) importée, choisie précisément pour son bon rendement boucher et ses qualités de reproduction. « C’est une question de robustesse et de rendement » explique Alexandre Coddeville, qui travaille depuis un an ici à l’insémination des lapines d’élevage. Il conteste par exemple la réputation de “fragilité” faite au lapin. « Le lapin n’est pas plus fragile que le porc, réputé résistant ; mais son rythme de croissance est tellement rapide et tellement intense qu’il fait tout très vite. Il passe de 50 grammes à 2,5 kg en six semaines ! Il a un métabolisme intense et il faut de la précision et de la rigueur dans un élevage de lapin » explique-t-il. À l’état de nature, un lapin peut espérer vivre un an. Dans un élevage, s’il n’est pas sacrifié, il vit 4 ou 5 ans. Rapportée à l’échelle de vit humaine, le lapin vit de 20 fois à 80 fois plus intensément et plus vite. D’où cette impression de “fragilité”, accentuée par les lacunes humaines dans la connaissance de l’animal. Ses manifestations pathologiques sont elles aussi très rapides. Si on lui manque d’attention, le lapin peut mourir avant que l’éleveur l’ait vu malade !
La variété sélectionnée a un rendement commercial « plus homogène et plus rapide » selon le président de la CPLR et les progrès faits dans l’alimentation des lapins assurent une bonne progression. Le lapin exige beaucoup de fibres (mais pas trop) et une nourriture azotée. L’URCOOPA veille à leur alimentation, à base de luzerne et différentes céréales (maïs, blé...) - toujours 100% végétal, présentée en granulés. Ce sont d’ailleurs les fabricants d’aliments qui reçoivent les aides publiques données à la filière pour maintenir les prix fixes.
La filière lapin créé autour de 80 emplois directs et 150 emplois indirects, par le transport, l’abattage, le conditionnement. La viande est préparée par la Coopérative - qui se met aussi à la préparation halal - et achetée par Crête d’Or qui assure sa distribution. Cette dépendance à un client unique, qui est aussi un concurrent dans la production de viande, est peut-être le point faible de la filière. Mais pour le moment, tout semble tourner dans un esprit de coopération qui donne bon espoir aux producteurs : lorsqu’ils seront à 300 tonnes/an, ils chercheront à en produire 400.
A Miel vert, le 18 janvier, une dégustation de viande est prévue pour faire apprécier le lapin et un cuisinier spécialisé dans les grillades est dans la fête pour faire apprécier la qualité gustative des élevages péi. Pour sa part, le président de la CPLR ne tarit pas d’éloges : « C’est une viande non grasse, riche en oméga 3 (acide gras), en protéines et pleine de vitamines, conseillée par les médecins » !
P. David
Tan Rouge
132 cages-mères et un bon début
Serge Boyer n’a pas trouvé sans mal son terrain, à Tan Rouge. Mais depuis octobre 2006, après les poulets et les canards, il s’est lancé dans l’élevage des lapins.
Il a encore fallu attendre l’électricité. Justement ce matin-là, une coupure a privé la maternité des néons qui provoquent le “stress lumineux” utilisé pour favoriser la fécondation des lapines.
L’eau arrive toujours par camions-citernes de la commune de Saint-Paul : ils ont intérêt à être réguliers car à raison d’un demi litre d’eau par lapin et par jour, l’élevage de Serge Boyer consommera bientôt 500 litres/jour.
L’éleveur a fait construire un bâtiment qui sert de maternité. On y entre avec toutes les précautions d’usage, en revêtant une combinaison stérile et des chaussons qu’il faut désinfecter dans un bac avant d’entrer. La température doit être constante (18° à 20°) : le lapin souffre de la chaleur et exsude par les oreilles, qui ne sont pas grandes pour rien !
Pour le moment, une soixantaine de cages-mères contiennent autant de portées de cinq à huit lapereaux, soit près de quatre cents rongeurs. La variété hyplus développée par Serge Boyer produit des lapins blancs aux yeux rouges, avec des oreilles légèrement liserées de noir.
Samedi prochain, ils auront 34 jours et seront sevrés, séparés de leur mère et transférés sur la plate-forme extérieure, où Serge Boyer a entrepris de monter de nouvelles cages, pour la croissance des lapins. Dans leur nouveau domicile, ils seront de 13 à 15 par mètre carré et à 72 jours, ils seront bons pour l’abattoir.
A l’intérieur toujours, en face des portées déjà nées, d’autres cages identiques, aussi nombreuses, contiennent les lapines inséminées : une soixantaine de bêtes qui mettront bas la semaine prochaine.
Serge Boyer attend encore onze femelles de 18 semaines d’âge, prêtes pour l’insémination, le 21 janvier. Tout est réglé comme sur du papier à musique avec les lapins. Ils vont vite, très vite. Leur cycle, d’une insémination à l’autre, est de 42 jours, ce qui en fait entre 8 et 9 par an.
C’est aussi un élevage qu’il faut renouveler souvent. « Le renouvellement est de 115% par an », commente Alexandre Coddeville, qui vient de conseiller à un autre éleveur, par téléphone, de renouveler ses femelles.
Mais pour Serge Boyer, l’affaire de la semaine est le montage des cages de croissance. Et, si son élevage le lui permet, il sera à Miel Vert jeudi... pour déguster du lapin.
P. D.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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Messages
3 mars 2010, 20:50, par maya
je veux des renseignement du miel vert il parait qu’il est trés efficace thérapeutique ne me parlait pas de lapins s.v.p. merçi de me dire si ce miel existe donner moi les renseignement ou je peux me le procurez merçi.