Niyi Osundar, lauréat du Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine

18 août 2008

Le Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine de la 30ème édition du Moussem culturel international d’Assilah a été remporté par le Nigérian Niyi Osundar.

La cérémonie de remise de ce Prix a eu lieu vendredi soir à Assilah, en marge de l’ouverture du colloque sur "La réforme du système des Nations Unies et les perspectives de la coopération Sud-Sud", qui s’inscrit dans le cadre de la 23ème session de l’Université d’été Al Moatamid Ibn Abbad.

Poète, dramaturge, critique, essayiste et chroniqueur des médias, Niyi Osundare a écrit plus de douze volumes de poésie, deux recueils de poèmes choisis, quatre pièces de théâtre, un volume d’essais et plusieurs articles sur la littérature, la langue, la culture et la société.

Ses œuvres, traduites en différentes langues (français, hollandais, espagnol, japonais et coréen), ont été récompensées de plusieurs Prix, dont le Prix du Commenwealt pour la poésie, le Prix Noma (le plus prestigieux Prix de l’Afrique le livre) et le Prix fonlon/Nichots pour « l’excellence dans la créativité littéraire alliée à des contributions importantes dans le domaine des droits de l’Homme en Afrique ».

Il considère son label d’écrivain et sa profession d’enseignant comme étant essentiellement complémentaires. « Pour moi, la classe est un espace habilité, ou plutôt vécu par les étudiants et les enseignants en tant que partenaires, collaborateurs même, dans un processus de recherche et d’échange intellectuel.
Je veux devenir ce genre d’enseignant qui délire et inspire »,
dit-il.

Né au Nigeria, l’un des pays hétérogènes du monde du point de vue linguistique et culturel, Niyi Osundare commença sa carrière d’enseignant à l’Université d’Ibadan en 1974 où il devint professeur de l’enseignement supérieur en 1989. De 1993 à 1997, il occupa le poste de chef de département d’anglais.

Il a été chercheur dans le cadre du programme Fulbright à l’Université de Wisconsin-Madison de 1990 à 1991, et en 1991/92, il devint professeur habilité à l’Université de la Nouvelle-Orléans à laquelle il retournera en 1997 comme professeur de l’enseignement supérieur pour être élu professeur de la recherche universitaire en 2001.

Ses domaines de spécialité sont la littérature africaine et de la diaspora, la stylistique littéraire, la sociolinguistique et les techniques d’expression créative.

Présidé par l’ambassadeur de la République du Congo à Paris, Henri Lopes, également écrivain et romancier, le jury du Prix était composé du président de la Maison des cultures du monde, Chérif Khaznadar (coordinateur), de l’écrivain tunisienne Hélé Béji, du secrétaire général de la Fondation Forum d’Assilah, M. Benaïssa, en plus de Jacques Chevrier, professeur émérite à la Sorbonne et ex-titulaire de la chaire des études francophones.

Par Amal Tazi | MAP


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