La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Journée internationale créole
29 octobre 2005

Pour la Journée internationale créole, à La Réunion, les associations pour la promotion et la valorisation de la langue se sont retrouvées à l’invitation du Conseil Régional, au muséum Stella Matutina pour répondre ensemble à une question qu’Alain Armand résume ainsi : ’Kosa nou la fé pandan 20 an ? I avans ou i avans pa ?’
Hier à l’auditorium du muséum de Stella Matutina, à l’invitation de la Région, une soixantaine de personnes se sont retrouvées pour dresser un état des lieux des représentations du créole réunionnais. Marco Boyer y représentait le Département. Yvette Ducheman est intervenue sur les représentations, Frédéric Célestin sur l’équipement linguistique et Axel Gauvin sur les outils développés dans d’autres régions pour l’aménagement de la langue. Dans notre édition de lundi nous reviendrons sur ces différentes réflexions.
Etat des lieux
En définitive il est apparu que malgré quelques avancées, trop de monde porte encore un avis négatif sur le créole estimant qu’il est "bon pou la kaz, pou la boutik, pou kas le kui é i voi ali mal ékri, dann lékol, dann télé." Alain Armand a retenu que tous ont réaffirmé que "néna ankor in travay pou fé pou nou rouv lo zié, pour réconcilier le réunionnais avec lui-même". Le mot d’ordre est aujourd’hui "kréol osi, i mérit tout son plas rienk son plas." La volonté politique de la Région est "d’oeuvrer vers le bilinguisme, en reconnaissant l’apport de diverses civilisations aux fins de l’unité réunionnaise."
Arét kozé, anon fér
Une prochaine réunion est prévue pour le 26 novembre et mise en place est prévue le premier janvier 2006 d’un Office de la langue dont le programme d’action s’inquiéterait justement d’aménagement linguistique.
La Région n’entend pas imposer une approche quelconque mais veut avec cet outil accompagner le mouvement associatif et les artisans de la langue. Pour Alain Armand, l’office est "un outil pour mieux travailler ensemble, dépasser les oppositions stériles créole/français, adopter une démarche plus sereine, plus efficace, dépassionner le débat, faire du bilinguisme une réalité, aider la langue créole à avoir une place plus valorisé et plus valorisante".
Office de la langue
L’Office de la langue serait donc une structure fédératrice et mènerait un travail pour tenter de mieux comprendre la situation sociolinguistique réunionnaise. L’office se profile comme un centre de recherche, un observatoire, mais serait aussi chargé d’intervenir dans le domaine public. La journée d’hier n’était qu’un débroussaillage permettant de saisir les attentes des uns et des autres, car il revient à toutes les bonnes volontés de réfléchir à un programme d’action efficace.
Eiffel
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