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Hommage à Jules Joron
2 juin 2006

Qui à La Réunion ne connaît pas Jules Joron ? Si c’est le cas, l’ensemble de l’œuvre de ce ségatier a été publié et accompagné de partitions avec accords de guitare. Le livret a été présenté hier après-midi à Saint-Gilles à 2 jours de l’hommage du groupe Ousanousava à Jules Joron. Ces musiques populaires comme par exemple “À cause Fifine”, les Réunionnais les ont mémorisées depuis longtemps. Il ne se passe pas une fête où les invités ne chantent “Nénette ma Nénette”, “Casimir”, “Pic nic chemin volcan”. Elles décrivent le quotidien de milliers d’habitants de notre île.
Un patrimoine approprié par tous
Mais qui était Jules Joron ? Un Réunionnais avant tout, un bonhomme d’une grande droiture. Il a été instituteur, directeur d’école. "Le Rectorat le détachera de ses fonctions de directeur d’école, pour le mettre au service du Conservatoire national de région de musiques et de danse, avec lequel il terminera sa carrière en qualité de directeur de l’annexe Sud". Il rêvait de transmettre sa musique aux générations. C’est chose faite aujourd’hui ! Ce livret est un outil pédagogique. Il trouvera sa place au sein des centres aérés, des écoles de musiques ou dans la cuisine en bois de “pépé é mémé”.
“Malenga”
Demain soir, Ousanousava chantera Jules Joron au Théâtre en Plein Air de Saint-Gilles. Bernard Joron, l’un de ses fils et leader de "ce groupe révolutionnaire", se plaît à dire Érick Assati, le manager, pensera intensément à celui qui lui a transmis l’amour de la musique. Il le partagera avec le quatuor à cordes “Malenga”, le nom d’une ville de l’Ile Maurice. Emmanuelle Piettre, violoncelliste, Aurore Voilqué, alto, et Claire-Élise Schmitt et Éliad Floréa, violonistes, animaient le métro parisien de musiques classiques jusqu’à peu. Paul Olsen les sort de cette drôle de scène pour les propulser sur d’autres. Elles rencontrent Ousanousava à Paris puis à Saint-Leu au Sakifo. C’est le coup de foudre entre le classique et le maloya.
À apprécier sans modération, demain soir dans la fraîcheur du Théâtre.
Jean-Fabrice Nativel
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