FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D’AFRIQUE ET DES ILES

Ouverture du Festival

Les premières séances aujourd’hui : Le Port en fête

4 octobre 2008

Le Festival International du film d’Afrique et des Iles (FIFAI) commence aujourd’hui en fin d’après-midi dans les rues portoises avant de proposer une double ouverture : en plein air avec “Victoire Terminus” sur la place du marché et au cinéma le Casino avec “Au-delà de Cap Noir” et “Mémoires d’une famille cubaine”.

Au Casino, le festival s’ouvre à 18h30 aujourd’hui avec la projection en première mondiale de “Au-delà de Cap Noir”, en présence du réalisateur Alain Dufau.
L’équipe du festival a tenu à ce que ce film, senti, pensé, évoquant l’ensemble du site Nord-Ouest de l’île, la Pointe des Galets et ses montagnes, soit là, puisque c’est une première mondiale, le soir de l’ouverture du festival... Alain Dufau, à La Réunion par larges périodes depuis dix ans, fut invité pour l’un de nos programmes. Il est l’un des conseillers en formation de l’ILOI, et formateur lui-même. Dix ans d’affectueuse initiation avant de prétendre réaliser quoi que ce soit sur, non, avec l’île. Ce devrait être un modèle pour bien des réalisateurs “tombés de la dernière pluie”... et même pas surréalistes ! Autres films du même réalisateur présentés : “Le voyage de la chrysalide”, “Parce qu’ils ont tué Ibrahim”.

“Au-delà de Cap Noir”

Un petit texte pour donner envie : « Ile de La Réunion. Depuis la ville du Port, on ne voit pas le petit village de Dos d’Ane qui ouvre sur les cirques de l’intérieur. Là, j’ai rencontré des Réunionnais qui, tous, pratiquent la nature ou la travaillent. Georget, Sony, Axel, Jean-Michel,... J’ai voulu marcher avec vous sur les chemins, les sentiers, passé le sommet de Cap Noir du côté du cirque de Mafate. Marcher, et vous écouter, quand la halte s’impose, que le souffle vient à manquer. Comprendre où nous en sommes de nos rapports à la nature, maintenant que nous savons qu’elle est épuisable et qu’elle s’épuise. Mais pouvons-nous transformer réellement nos pratiques ? Les routes, les maisons griffent les pentes des anciens volcans et grignotent la forêt. La ville dévore les espaces, les hélicoptères déchirent le ciel avec application, les cultures régressent, l’industrie touristique et ses images se développent, Mafate là-haut pourra-t-il rester le sanctuaire chanté ? » (A revoir jeudi 9 octobre à 9h00 au Hangar en présence du réalisateur).

“Mémoires d’une famille cubaine”

“Mémoires d’une famille cubaine”, le court-métrage de Yan Vega (France/Cuba), viendra ponctuer cette première soirée. Au début de la Révolution cubaine, Pedro, un jeune militant du Parti communiste, tombe amoureux de Tatiana. Il l’épouse et ils ont deux enfants, Valentina et Ernesto, qu’ils élèvent dans une atmosphère d’amour, de bonheur et d’idéologie révolutionnaire. Survient la chute de l’URSS, Pedro tombe malade et meurt subitement. À Cuba, la situation s’aggrave, Valentina fuit à Miami, et Ernesto, devenu chauffeur de taxi, s’en va à Paris avec une passagère française. Tatiana reste seule à Cuba.
Ce court-métrage de fiction est conçu à partir de l’album de photos d’une famille cubaine, dont le destin se confond avec l’histoire de la Révolution cubaine, de 1959 à nos jours. L’humour est ici la force du film, comme il l’est « en étrange pays » pour les Cubains. (A revoir le samedi 11 octobre à 15h30 au Hangar).

“Victoire Terminus”

Pendant ce temps, sur la Place du Vieux Marché, “Victoire Terminus” sera projeté, documentaire de Renaud Barret et Florent de la Tullaye, (France/RDC).

Eté 2006. Un saisissant portrait de jeunes femmes qui boxent pour gagner leur vie, à Kinshasa, une capitale en effervescence qui attend dans l’angoisse les premières élections démocratiques de l’histoire du pays. Martini, Jeannette, Hélène et Rosette s’entraînent avec leur coach Judex dans le vieux stade Tata Rafael où, en 1974, Muhammad Ali battait George Foreman, lors du plus célèbre match de boxe de l’histoire, filmé par William Klein. À l’aube, des milliers de sportifs du ghetto viennent s’y entraîner et les partis politiques y battent campagne. Parallèlement à cette bataille pour la présidence de la République Démocratique du Congo, Judex s’ingénie à organiser un tournoi de boxe pour ses filles, avec le peu qu’il trouve... Kinshasa chante, Kinshasa a faim, Kinshasa pleure, et les filles de Judex parviennent à survivre, sans illusion, mais toujours avec espoir.
Le mot de l’équipe : « Un régal, cette promenade juvénile de charme et de boxe dans l’Afrique vive, avec l’ardeur de ces beautés bagarreuses, dont le cœur n’est pas satisfait. Pour elles, les hommes ? Hum...! Une image de Kinshasa diamétralement opposée au très beau, mais nostalgique et parfois inquiétant, “Rumba river” de Jacques Sarrasin, un acte d’amour pour le chanteur et meneur d’orchestres Wendo Kolosoy, disparu mi-2008. Les filles de Kinshasa ne sont pas non plus “Les saignantes” de Bekolo ! Il semble bien qu’elles se battent... à la loyale, du moins sur le ring, pas toujours dans-la-case ! Kisa ladi l’Afrik la pa bon ? ».
(A revoir lundi 6 octobre à 14h00 au Hangar ou vendredi 10 octobre à midi .)

Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus