Didier Soret

Parcours pour un portrait

29 juin 2006

Didier Soret est d’abord un jeune artiste doué. Ensuite, il est aussi professeur certifié d’arts plastiques au collège Saint-Charles de Saint-Pierre depuis 1996. Et en plus, ce qui ne gâte rien, il est bardé de diplômes, de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (1993), titulaire d’une Licence (1994) - Maîtrise (1995) - D.E.A (1996) d’arts plastiques et sciences de l’art de la Sorbonne à Paris ; doctorant du CRESOI en Histoire contemporaine et Arts plastiques, esthétique et sciences de l’art (2002-2006) à l’Université de La Réunion. Ce qui pourrait faire mentir ceux qui disent que les diplômes nuisent à la création.

Des installations pour s’y promener

Son travail s’inscrit dans une approche exploratoire autour de plusieurs déclinaisons : picturale, sculpturale, photographique et installationniste. Le décloisonnement annoncé et illustré par cette démarche n’est pas anodin et répond à une exigence de recherche profondément enracinée dans le temps. La durée, vécue plus particulièrement par la translucidité des pièces et leurs structures métalliques, expose des phases évolutives prenant en considération les aléas climatiques et géographiques réunionnais. Il est par conséquent à l’origine de la création de ces productions plastiques de ne plus produire une pérennisation de forme fixe. L’idée d’une transition, d’un fugitif voire d’une évolution deviennent les objectifs escomptés.

Un art éphémère au gré du temps

Une interactivité milieu ambiant/objet plastique est au cœur de notre réflexion, elle conduit à une création prenant en considération l’impact climatique, la fragilité des matériaux et l’introduction de matières inhabituelles. Cet ensemble a lui seul produit à son tour de nouvelles matières, de nouveaux états tels que la capture d’insectes, poussières, terres, déchets en tout genre, l’apparition de condensation, de moisissures puis de rouille : empreintes du temps.

Inspiré par la nature

Les créations présentées sont une approche tantôt poétique tantôt didactique de ce que nous nommons la présence de la nature endémique réunionnaise. Il n’est certes pas question de la reproduire, ni même de la retraduire, il est surtout nécessaire de s’en inspirer afin de se l’approprier pour s’exprimer.


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Témoignages - 82e année


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