La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
15 novembre 2011

La deuxième édition du Festival Ponso s’est terminée samedi sur un bal la pousièr emmené par l’accordéon de Régis Lacaille, après une prestation flamboyante du groupe Destyn. La soirée a commencé par un concert de Firmin Viry, où l’on a pu sentir l’énergie, le cœur et la sincérité toujours renouvelée que M. Viry et ses musiciens infusent dans leur maloya.
Dans la journée, après un rishofé marqué par le roulèr et les choristes de Bann Laope, on a pu s’échauffer avec le maloya acoustique de Zangoun, la romance d’Amba et la finesse et la poésie du marmay la Sours Tiloun.
Une journée ensoleillée passée sous le signe de la tradition et du partage, valeurs portées par Lantant Ponso, qui a organisé ce festival avec le soutien de sa grande sœur Lantant Zamalak. Le vivre ensemble, le patrimoine, la culture, voilà trois axes essentiels que l’association défend toute l’année au travers de multiples actions, afin de réussir la transition de L’Eperon, ce quartier des hauts de St Paul, d’un passé riche en Histoire vers une urbanisation progressive et inévitable, comme partout ailleurs à la Réunion.
Les festivités de cette édition 2011 ont commencé mercredi soir avec une solide programmation culturelle et artistique pour ces 4 jours de festivités.
Mais le festival ne s’est pas limité à ça. On a pu suivre une visite guidée de l’Eperon sur les pas de Loran Hoarau, intervenant patrimoine au CHAM de la Réunion, et comprendre enfin à quoi servait cette curieuse structure en pierre qui partage le Karo Banoir en deux (à laver les bœufs sans se blesser). À en apprendre le nom : le bingn bèf, et guetter les traces du passé encore bien visible dans ce quartier construit autour de l’ancienne usine sucrière.
En ce mois de la Danse, et toujours dans un esprit d’échange, la compagnie Yun Chane est venue présenter une dernière fois un extrait de son spectacle de danse contemporaine Les Songes de la Horde, et échanger avec des danseurs locaux en voie de professionnalisation. Un rassemblement Hip-Hop a suivi, orchestré par l’association Unit’et Métis. De jeunes moringèrs de Sainte Suzanne, invités en résidence pendant ces quelques jours par Lantant Ponso, ont montré avec brio d’où les danses urbaines réunionnaises tirent leur spécificité, avec des figures aériennes qui en ont surpris plus d’un.
Enfin, tout au long du festival, avec des ateliers peinture, arts du cirque, moringue et percussions, une salle verte pour s’assoir et causer du passé, du présent et de l’avenir, et un accueil enfant-parent sur la journée du vendredi animé par Zébulo, tout était fait pour que chacun, quel que soit son âge, ait envie de faire, de dire, d’écouter et de partager, d’être ensemble.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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