Invité de la Foire Internationale des Mascareignes : le Brésil

Pour un “show” carnaval

3 novembre 2006

Ambiance samba hier matin à la Halle des Manifestations du Port pour la présentation de ce 7ème Carrefour des échanges entre civilisations. Pour cette année, le Brésil tiendra le haut de l’affiche. Dès aujourd’hui et ce jusqu’au 12 novembre, des danseurs et surtout des danseuses de ce poumon de l’humanité vont jouer de tous leurs atouts pour ensoleiller le cœur des visiteurs. D’ailleurs, pour cette entrevue avec Alain Séraphine, le Président Directeur de la SEM GEM’Port des Mascareignes, ces artistes n’ont pas eu à se faire prier pour délivrer quelques pas de danses sur de beaux déhanchements.

Sur des pas de samba...

Mais pourquoi avoir convier le Brésil, peut s’interroger le public. Ce choix vient tout particulièrement des similitudes historiques entre La Réunion et cette République. Elle a connu comme notre île le régime esclavagiste. Du brassage pluriethnique est née une population métissée, estimée en 2002 à 175 millions 009.350. De plus, le Brésil compose la vague des pays émergents qui produit et exporte : du bois, du café, du soja, du jus d’orange et du minerai de fer. Faire connaître cette contrée lointaine aux Réunionnais s’inscrit comme un moment d’échanges entre des peuples. À cette manifestation, d’autres nations : la Thaïlande, Singapore, l’Inde, la Chine, l’Égypte, la France, Madagascar, Maurice, Mayotte, l’Afrique du Sud, le Kenya, sont aussi invitées.

... pour des échanges culturels et commerciaux

L’Inde a été l’un des pays les plus entreprenants pour la réservation des stands. Mais Alain Séraphine a mis le holà ! Pour ne pas se retrouver au milieu d’un grand bazar. Par exemple, des artistes brésiliens échangeront autour de la capuera et du moringue ou de la samba.
Au stand de l’Inde, un tisserand confectionnera des “sari”.
Au sein de celui de la Chine, des massages curatifs seront dispensés.

... entre 12 pays

Au cours de ces 10 jours, les exposants entre eux d’une part et les exposants avec la foule vont conjuguer échanges économiques et échanges culturels. Et pour Alain Séraphine, « s’appuyer sur le principe d’un pays invité chaque année » aboutira « à élargir le cercle des pays participants et à ouvrir de plus en plus La Réunion et les Réunionnais au monde ».

J.-F. N.


Egna, interprète

Les Brésiliens parlent le portugais, la langue du pays qui les a colonisés : le Portugal, lors de la conquête du nouveau monde. Pour leur séjour dans l’île, Egna servira d’interprète aux invités d’honneur. Cette Brésilienne qui habite dans l’île depuis 3 ans, a suivi son mari qui y effectue des grands travaux. Pour gagner sa vie, elle donne des cours de portugais à son domicile. « Les Brésiliens, peu nombreux dans l’île, sont majoritairement des femmes », explique-t-elle, et « ils se fréquentent peu ». Éparpillés, ils organisent petit à petit des pique-niques ou des soirées à vibrer aux prouesses de la Seleção, la sélection nationale des footballeurs brésiliens.

J.-F. N.


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