“Prélude de l’après-midi d’un faune” et “Le sacre du printemps”

7 septembre 2007

L’un des plus grands scandales artistiques fut la création en 1913 du “Sacre du printemps” : la partition de Stravinsky, la chorégraphie de Nijinski, dans leur énergie première, choquèrent tous les esprits.
Cette musique de la terre et du sacrifice n’a rien perdu de sa force. Depuis les Ballets russes, elle s’est même enrichie d’interprétations nouvelles. Il en est une qui n’a jamais été explorée : la rencontre de cet univers avec la culture africaine, dans son rapport aux rythmes, aux rites, à la nature et au corps.

Georges Momboye, à la demande de la Biennale nationale de danse du Val-de-Marne, a relevé ce défi dans un programme en deux parties :

“Prélude à l’après-midi d’un faune” : Georges Momboye habitera en solo l’amplitude de la musique de Claude Debussy.
« Un solo qui se distingue par sa beauté, son intelligence et sa musicalité ». René Sirvin - “Le figaro”.

“Le sacre du printemps” d’Igor Stravinski avec 16 danseurs dont Georges Momboye.

Georges Momboye

Chorégraphe d’origine ivoirienne, Georges Momboye a été initié à la danse africaine depuis sa plus tendre enfance, puis à la danse jazz, classique et contemporaine, explore toutes les techniques et toutes les facettes de son art.

1992 : Il fonde la compagnie Georges Momboye. Insatiable danseur, poursuivi par l’idée de repousser sans cesse ses limites, Georges Momboye ne tarde pas à séduire le public comme les professionnels qui lui reconnaissent un talent indéniable.
« Il fait l’effet d’une bombe au sein de ses danseurs : plastique impeccable, technique hors pair, générosité ad hoc. Son jeu de jambes sec, son torse et ses bras souples, sa précision jusque dans les séquences lancées à plein régime magnétisent ».
“Le Monde”

Danseur exceptionnel, il fonde en 1992 en France, sa compagnie, qui comporte une vingtaine d’artistes, danseurs et musiciens, tous issus des grands ballets africains ou de compagnies contemporaines.

De spectacles en spectacles, les succès se succèdent, Georges Momboye impulse à ses danseurs la même volonté de se dépasser, une recherche tout azimut, qui puise son inspiration dans la danse africaine traditionnelle, pour élaborer un langage chorégraphique contemporain.
Figure de proue de la danse africaine contemporaine, Georges Momboye impose un style, un nouveau souffle à la créativité africaine.

Ce qu’en dit la presse...

« Seize danseurs, blancs et noirs, jeunes et résolus, saisissent la musique à bras le corps. Arrêts brusques, mains qui tremblent, pieds qui frappent le sol pour s’y enfoncer, la gestuelle, entre tradition africaine et danse contemporaine, s’arc-boute contre cet Himalaya qu’est le Sacre...
Georges Momboye a succombé à cette évocation du bonheur de la naissance et de cette déchirure qu’est la vie...
Le “sacrifice de l’Elue” m’a rappelé ma propre histoire... ».
Rosita Boisseau “Le Monde”

Sculpturales. Tout est parfaitement réglé dans la version que propose Georges Momboye, les ensembles, les solos puissants jusqu’à un quatuor de vierges sculpturales. Le chorégraphe a de toute évidence le sens de la mise en scène. Et il est bon. A la fin, un homme vient au secours de l’élue. Portée par la musique prégnante, voire obsédante, de Stravinski, la chorégraphie joue avec elle.
Marie-Christine Vernay - “Libération”


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