La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
7 août 2006

Reggae now
Place au reggae pour la première soirée du Sakifo ce vendredi soir. La première soirée du festival saint-leusien a donc pris part à un voyage entre La Réunion avec Kom Zot, la Jamaïque de Lee Scratch Perry en passant par l’île Maurice des très "déjantés" OSB Crew. Le public, 2.000 personnes environ, est resté assez timide. Sauf pendant la prestation d’OSB Crew, dénonçant les drogues dures, la misère et la propagation du SIDA. Total respect comme disent les jeunes.
Kom Zot
Le groupe chaudronnais a commencé à chanter à 21h15 devant quelques centaines personnes, alors que d’autres spectateurs entrent au compte gouttes dans le plus grand site du festival. Le public est tout de même de bonne humeur et arrive en dansant. Sur scène, Kom Zot fait défiler ses "complices" de Kom Zot Family : Jean-Louis Léon, Ti Kok Vellaye (Tisours), Ingrid Françoise et Kaf Malbar. Cuivres, basse puissante, jeu de scène, les ingrédients des acolytes de Luciano Mabrouck font toujours recette.
Une heure plus tard arrive OSB Crew, (très bonne) découverte du festival. Avec ses textes engagés chantés sur fond de reggae, de seggae, de rapy, de hip-hip ou de tout cela à la fois, les "Ottentik Street Brothers" dénoncent la mainmise de "Babylone" ("le pouvoir oppresseur", selon la dénomination rastafari) sur l’île Sœur. À coup de "you know man", Bruno Raya, le leader du groupes, bouscule l’image carte postale de Maurice pour critiquer le manque de liberté, l’humiliation des plus défavorisés, le fléau des drogues dures.
Pour plagier un grand chanteur (pardon M. Brel), il est évident que lorsque OSB Crew est sur scène, il faudrait avoir trois jambes de bois pour ne pas se remuer "grave" (toujours comme disent les jeunes). Alors le public a dansé, sauté, bougé, crié. Les "Ottentik Street Brothers" ont mis le feu à la Ravine et ont eu la délicatesse, "Ottentik", de remercier les spectateurs pour leur accueil chaleureux.
S’en suit un entracte pendant que les musiciens de Lee Perry s’installent. Après une longue intro d’un air de Bob Marley, un petit "vieillard" malicieux déboule sur scène avec un cartable rouge. Avec ses bijoux étincelants, sa casquette recouverte de petites boîtes métalliques et sa barbe rouge, on se croirait face à l’un de ces petits gramounes excentriques que l’on croise dans les bus de l’île. C’est pourtant bien Lee "Scratch" Perry. La tête d’affiche de la soirée offre une performance un tantinet molle, tout de même largement soutenue par de bons musiciens. Les spectateurs continuent à danser de plus belle. Les festivaliers du Sakifo sont bon public et que ne pardonnerait-on pas à Lee Perry...
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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