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25 août, parMettre fin aux privilèges de classe
Associations tamoules
5 octobre 2007, par

Plusieurs associations tamoules se sont donné rendez-vous dans les quatre coins de l’île hier pour protester contre le projet de réglementation des sacrifices d’animaux. Des pétitions ont été remises à la Préfecture. Une rencontre avec le ministre devrait avoir lieu aujourd’hui.
Hier, les associations tamoules se sont donné rendez-vous dans plusieurs points de l’île, devant les Sous-préfectures et la Préfecture pour montrer leur opposition au projet d’arrêté préfectoral concernant les sacrifices de cabris et de coqs. « Un projet d’arrêté avait été transmis aux associations au début du mois de septembre, puis nous n’avons plus eu de nouvelle. Mais à la lecture de ce projet, nous sommes tous très inquiets », explique Julien Ramin, responsable du temple Badra Karly de Ravine Blanche et membre de la FAGRHCTR (Fédération des associations et groupements religieux hindous et culturels de La Réunion). En fin de semaine, le président de l’association Tamij Sangam a informé qu’il voulait mener une action. Mais j’ai fait remarquer qu’aucune association ne pouvait prétendre à parler pour tous les Tamouls, que ce soit la Fédération, l’association Tamij Sangam, ou encore l’USKIR (Union Santhana Dharma des Koïlous et Indianistes de La Réunion), car il y a d’autres associations », poursuit-il.
Un Collectif est donc né, réunissant pour le moment la Fédération, Tamij Sangam et l’USKIR. Et pour alerter la population, et lui donner l’occasion de s’exprimer sur ce projet de réglementation du sacrifice d’animaux, le Collectif a lancé une pétition. En moins de 2 jours, assure Julien Ramin, 1.100 signatures ont été recueillies à Saint-Pierre et Saint-Louis, 1.800 à Saint-Leu, Saint-Paul, La Possession, 400 dans le Nord et 600 dans l’Est.
Pour le respect de la religion tamoule
Les associations se sont donc rendues à la Préfecture et aux Sous-préfectures pour transmettre ces pétitions, puis demander à ce qu’une rencontre soit organisée pour discuter ensemble du projet d’arrêté. « Nous demandons qu’un comité réunionnais composé de toutes les associations tamoules soit mis en place pour permettre un échange avec le pouvoir public. Nous demandons au préfet d’organiser une concertation la plus large possible, et non seulement un groupement d’associations », affirme Julien Ramin. Car, en l’état, les associations rejettent en bloc ce projet d’arrêté. « Le projet parle d’abattage, comme si on tuait les animaux pour la boucherie, or, il s’agit d’offrandes, de sacrifices accompagnés de prières. Ensuite, il parle de mise sur le marché de la viande, alors que cette viande n’est pas vendue, elle est destinée au partage, avec la famille, les amis », rappelle Julien Ramin.
Bref, le projet d’arrêté semble totalement ignorer la réalité de cette religion qui fait partie intégrante de la culture réunionnaise. « On demande par exemple de construire une salle lisse à l’intérieur du temple pour évacuer le sang lors des sacrifices. Dans ce rituel, le sang ne doit pas être évacué, on doit le laisser retourner à la terre », ajoute Julien Ramin.
Pour « l’intégration » des Malbars à la société
Autre point qui a plutôt surpris les associations, le fait qu’on ose encore parler aujourd’hui de la nécessité d’intégrer les Malbars à la population réunionnaise. « La Préfecture parle d’intégration. Mais les Malbars sont intégrés dans la société depuis le peuplement de l’île, ils sont une partie intégrante de la population réunionnaise, donc française », souligne Julien Ramin. « Dans “Le Quotidien” du 25 septembre, le Secrétaire général de la Préfecture, Franck Olivier Lachaud, explique que nous devrions accepter cette réglementation puisque dans le même temps, nous réclamons un jour férié. N’est-ce pas là du chantage ? », poursuit-il.
Bref, les associations ne comprennent pas ces attaques répétées envers la religion tamoule. Il n’y a pas très longtemps, ce sont les tambours qui dérangeaient dans un temple de Saint-André. Les associations veulent simplement rappeler que, comme tout citoyen, ils ont des devoirs mais aussi des droits. « Nous sommes des citoyens de la République, nous voulons une concertation, mais il n’est pas question de toucher à nos rites cultuels », conclut Julien Ramin.
Edith Poulbassia
Mettre fin aux privilèges de classe
Mézami, opliss i sava, opliss ni antann dann radio kalité mizangarde i jène anou d’antann ; I jenn anou d’antann i fo pi ni aroz in pti karo gazon (…)
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Messages
3 janvier 2008, 15:45, par Elgie Vesoul
Je suis indignée de voir de tels propos venir salir la religion.
La religion tamoule est une partie importante de l’histore de la Réunion.
Il est innacceptable de parler d’intégration quand on parle de nos ancêtres et de leurs enfants !
C’est une religion respectable et les rituels éxécutés n’ont pas à être jugés par des personnes extérieures à celle-ci.
Les sacrifices sont organisés dans un cadre sacré et les animaux sacrifiés le sont sans aucune souffrance !
La viande est préparée selon la tradition et servie lors d’un repas béni !
Cette culture a ouvert ses portes à ce qui désirent mieux la connaître, les gens y sont les bienvenue.
La peur de l’inconnu est encore présente malgré tout.
Comment peut on porter un jugement sans savoir ?
Ce n’est pas à la religion de se mettre à la page ! C’est à vous de vous actualisez.
22 avril 2009, 17:34, par moutama
lésé notre religion en paie svp merci