Au Centre socio culturel de la Possession

Que cette traite ne se répète plus !

16 décembre 2006

Toute l’exposition au Centre socio culturel de la Possession devait se dérouler au sein d’un décor habillé de maquettes de bateaux : des négriers. Ces navires servaient de transports inhumains à des hommes, des femmes et des enfants. À la dernière minute, l’exposant s’est désisté. Sauf que le personnel avait déjà installé au mur cette maison éducative des tableaux sur la longue histoire de l’esclavage. Croire que cette façon d’exploiter l’homme n’existe plus aujourd’hui. C’est se tromper. Des panneaux dénoncent cet état des choses où des enfants travaillent dans des conditions impensables pour pas grand-chose.
Lui était présent : David Huet pour la présentation de “La longue marche vers la liberté, Sarda Garriga” un livre des éditions Azalées. Un des chapitres nous éclaire sur “Le logement des esclaves”. Ils étaient logés dans “des camps” qui deviendront par la suite des “calbanon”. Ils sont des “habitations sommaires, généralement édifiés au fond et en limite des propriétés (...) Ce local rudimentaire n’avait d’autre ouverture que la porte d’entrée. Pendant la saison chaude, la fermeture de cette porte, une fois la nuit venue, le transformait en véritable étuve (...) l’odeur était affreuse. Voilà à peu de choses de près un cours extrait sur les conditions de vie d’humains. Lamentables et à ne pas répéter.

J.-F. N.


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Témoignages - 82e année


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