Association culturelle Siva Supramanien de Saint-Benoît

Redonner à la fête du Pongol sa vraie place dans le calendrier des festivités religieuses à La Réunion

3 janvier 2009

C’est en 1828 qu’apparaît pour la première fois dans le vocabulaire de la colonie le terme “Pongol”.
C’est en effet dans le premier contrat d’engagement en date du 16 mars 1828 que l’on fait signer aux 18 engagés de Yanaon le texte suivant :

Art.5 : Nous sommes entièrement libres de professer notre religion et d’en faire les cérémonies, suivant les us et coutumes de nos castes. Il nous sera permis, si nous le désirons, d’établir une petite pagode.

Art.8 : Nous serons exempts de travail le jour du Pongol qui sera notre seule fête et pour laquelle nous prendrons 4 jours pour la célébrer. Tous les contrats antérieurs ou postérieurs à la Convention franco-anglaise de 1861 stipulaient au profit des engagés l’obligation de maintenir leurs salaires pendant les 4 journées du Pongol, considérée comme la fête de la moisson.
Selon la tradition, cette fête célèbre Indra, Sourya (le soleil dispensateur de l’abondance), la vache qu’on vénère à cette occasion.
Le premier jour, Bhogui Pongol, la maison est nettoyée et embellie.

Le deuxième jour, c’est le Sourya Pongol. Dans un pot de terre cuite décoré, on fait bouillir le riz accompagné de lait. Dès la première apparition de l’écume, on crie de joie « Pongolo Pongol ». Le mot “Pongol” ayant pour racine le verbe “pongu” qui signifie “cuire, bouillir, déborder”.

Le troisième jour, c’est le Mattou Pongol, on vénère les outils de travail et le bétail.

Le Pongol est principalement à l’honneur dans l’Etat du Tamil Nadou, d’où sont originaires la grande majorité des immigrants indiens de l’île.
Le Pongol fut donc la fête par excellence des Indiens engagés, il nous faut donc lui redonner sa digne place qu’elle occupait pendant cette période d’engagisme.


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Témoignages - 82e année


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