Culture et identité

Rencontre avec le maloya et le moutia

Festival International du Film d’Amiens 2017

Alain Gili / 8 novembre 2017

Dans leurs chants, les peuples : des films projetés au FIFAM d’Amiens donneront un coup de projecteur sur le maloya de La Réunion et le moutia des Seychelles.

JPEG - 75.4 ko

Le maloya ? Une reine du maloya sur l’écran : Christine Salem, ainsi que les « rois » antérieurs du Maloya seront là, grâce au cinéma. Mention spéciale pour mettre en premier dans cette série les quelques images uniques que fit Gérard Le Chêne de l’inoubliable TON PA, roi du MOUTIA : le maloya des Seychelles. Sur l’écran… bien sûr Danyèl Waro, mais en portrait intime, grâce au beau « Fyèr batar » (2002) filmé par Thierry Hoarau, cinéaste et photographe.

Et puis on verra du rare, droit surgi des origines : les rois-chanteurs populaires présentés dans le film introuvable « Maloya Dousman » de Jean-Paul Roig (1994, 57 min). Ce titre réapparait enfin grâce au FIFAM. Any Grondin y présente avec talent son peuple du Maloya, et après un coup de chapeau à Firmin Viry, on a le plaisir inventif et ouvert aux musiques du monde, signé Ti Fock. On goutera l’élégance de Lo Roi Kaf, digne et mesuré, avec son bobre, en famille, devant leur case, et surtout l’irrésistible Gramoun Lélé qui vecut autant que Danyèl Waro la promotion française mondiale du maloya. C’est un film rare, initiateur. Son tournage fut l’ aventure du premier film de moyen métrage réunionnais (56 minutes) consacré à la musique populaire. On retrouve là, les intuitions et choix exigeants, mais sans ostentation du réalisateur.

Une première découverte d’un cinéma des îles en plein devenir.

Alain Gili

Site du Festival international du film d’Amiens : www.fifam.fr

Voir en ligne : Site du Festival international du film d’Amiens