Première rencontre publique : la Conférence de presse du 4 septembre 1996 sur le réchauffement climatique et ses conséquences pour La Réunion
5 septembre, par2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
« L’unité, lien social et le regroupement seront les pierres fondatrices »
21 décembre 2021, par ,

« Pour ne plus oublier aucun pan de cette belle histoire et dans un souci urgent de transmission, tous ensemble, toutes les collectivités, allons faire un « ron » officiel. Une maison où chaque réunionnais pourra ressentir ce que finalement le maloya a de plus fort comme message, à savoir « in maloya i shant pa tousèl ». », affirment René Sotaca et Julie Aroubani, conseillers départementaux de La Réunion.
Le maloya, est un chant des esclaves venant de Madagascar et d’Afrique de l’Est.
Au Mozambique, maloya signifie « incantation, sorcellerie », au Zimbabwe « grand sorcier » à Madagascar « Maloy aho » veut dire « parler, dire ce que l’on a à dire » ou « malahelo aho » qui exprime la tristesse, la mélancolie. Chacun choisira l’origine qu’il veut tant elles sont liées.
Dans la société réunionnaise, le rôle du maloya n’est plus à expliquer. Comme une complainte, « pouléré » il a servi autrefois à nos ancêtres à exprimer leurs peines et leurs douleurs. Ils s’en sont également servis pour se moquer des maîtres, pour organiser des rébellions.
Il est surtout le lien entre les vivants et les morts, les descendants d’une lignée et ses ancêtres. Les kabarés seront donc interdits sur les propriétés des colons et à la départementalisation cette interdiction sera officielle, le maloya « musique primitive et tapageuse aux postures lascives pour adeptes de sorcellerie, de débauchés et ivrognes en tout genre » sera prohibé par l’administration française.
Nous ne pouvons pas dire que cette prohibition n’a laissé aucune trace, surtout pour le maloya sacré, chanté en « langaz malgas ou makwa » connu des initiés et transmis par l’oralité. La plupart de ces chants sont perdus à ce jour et ces derniers, tout comme les rituels en eux-mêmes, ont fini par se créoliser probablement « dann bitasyon ».
Le maloya profane, lui a su braver les interdictions. Il a même accompagné et accompagne encore toutes les luttes du peuple réunionnais contre les injustices.
Après tant de chemin parcouru, nous pouvons tenter aujourd’hui de classer le maloya en deux écoles :
– Celle des anciens, « dann bitasyon », « dann kalbanon », avec des zarboutans tels que Lo Rwa kaf, Gramoun Lélé, Gramoun Baba, Gramoun Bébé, Manent, Henri, Simon Laguarrigue, GramounSello ;
– Celle traditionnel de la relève, « dan la kour », maloya électrique, saleg, jazz.
Pour ne plus oublier aucun pan de cette belle histoire et dans un souci urgent de transmission, tous ensemble, toutes les collectivités, allons faire un « ron » officiel. Une maison où chaque réunionnais pourra ressentir ce que finalement le maloya a de plus fort comme message, à savoir « in maloya i shant pa tousèl ». L’unité, lien social et le regroupement seront les pierres fondatrices de cette Maison du Maloya. Et comme le disait si bien Firmin Viry « maloya i mor pi »
Les conseillers départementaux du canton 4
Julie Aroubani
René Sotaca
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Mézami mi koné pa si zot la antann parl Léa Fontaine ? in shanpyone dann judo, inn jenn fam La Rényon afors antréné é afors progréssé la fini par (…)
In kozman pou la rout
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
La décision prise par le Tribunal Administratif de supprimer, dans les résultats des élections municipales de La Possession, une soixantaine de (…)
Le monde a changé, et La Réunion ?
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Rapport de l’Inspection générale des finances
IBL-Caillé : l’alliance du géant mauricien et du nain réunionnais ?
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation