Renésens à Jeumon ce soir

30 octobre 2007

Ça va nous faire un bien fou, de retrouver les musiciens de Renésens, la bande à Aupiais, et sa musique métissée. Renésens s’écoute ce soir sur le côté de Jeumon à Saint-Denis, à 20 heures.

Puisqu’il ne faut jamais finir une semaine créole sans musique, nous vous conseillons de faire un petit détour à Jeumon, dans l’ancien Palaxa. Ce soir, c’est Renésens la vedette, avec Morgan pour nous surprendre. Il se révèle chaque jour encore plus. L’ambiance, vous le savez sûrement, est conviviale. Je dirais même, familiale. Les textes écrits par Dominique Aupiais abordent deux pays, deux histoires, deux cultures, entre La Bretagne et La Réunion. Métissage quand tu nous tiens. Biniou et cornemuse partagent la scène avec le roulèr, le kayanm, les percussions traditionnelles. Le chant nous ramène sur l’Outre-Terre celtique, tout en nous berçant de romances péi. Renésens, c’est du créoloceltique. Sat lé pa kontan, pran konstan. Sat lé an kolèr, kol an lèr. Bon nombre de Réunionnais n’oublieront jamais ce groupe atypique, qui a fait résonner, et le fait encore, les louanges à l’humanisme. Ah, oui ! Ça, beaucoup de Réunionnais n’en ont plus, depuis moult générations. Kwé va fèr ?

Jala ansanm...

La soirée promet d’être belle, et ce sera un bel hommage à Damien mon dalon. J’ai réuni des dalons du monde entier pour ce kabar à Jeumon. Le groupe Jala est invité, et assure la première partie. Pour chanter, mais aussi pour dire la belle parole fonnkézé, le fonnkèr à Nosy Bé. Oui, il y aura un brésilien à la basse, un marocain et ses percussions, un zorèy qui joue du ségalectrik, parfois du séga wawa, un percussionniste péi de Montvert côté Saint-Pierre, un roulèr-man de la capitale, et un kaniar fonnkézèr. La bande de Jala chante au biniou de Morgan. Ça s’est déjà entendu, sur un fond de maloya, à la salle du Saké, juste en haut de la Tour de Mir à Sainte-Clotilde. N’allez pas dire que c’est rôdé. Mais ce sera en tout cas en bon moment de partage. J’avoue mon admiration devant le poète Dominique Aupiais, et son goût de la recherche historique. Et je sais que la soirée promet ce moment d’échanges. Venez donc nombreux, nous vous attendons. 20 heures, c’est une renaissance culturelle qui n’attend pas.

Babou B’Jalah


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