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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
“Voyage au pays tamoul” à Villèle jusqu’au 5 novembre
7 août 2006

L’exposition “Voyage au pays tamoul” au Musée historique de Villèle, Saint-Gilles-les-Hauts, est l’épisode 2 du cycle Villèle-Pondichéry, baptisé l’année dernière avec “Ragamandala, geste de vie à Pondichéry” signé Colette Pounia. Le Musée présente au public principalement ses trésors iconographiques des 18ème et 19ème siècles. Ce lieu de mémoire continue le “travail de recherche historique sur l’Inde” et plus précisément sur les anciens comptoirs (1) français dont Pondichéry (voir encadré).
Le travail de mémoire continue
La visite commence par une rencontre surprenante, celle de Ganesh, le protecteur. Puis à quelques pas, une peinture d’Henri Paulin Panon Desbassayns, l’ancien propriétaire des lieux, ramène à la dure réalité historique : l’esclavagisme et l’engagisme. Mais cette exposition emmène le visiteur en Inde, le pays d’origine de la plupart des engagés.
En suivant son intuition ou le guide Bruno Puylaurent - petit-fils d’engagé -, on découvre une histoire méconnue d’hommes et de femmes venus couper la canne dans l’île. Dans leur continent de naissance, leur vie était rythmée par des cérémonies religieuses. De nombreuses divinités sont présentes à Villèle, avec des gravures montrant des métiers comme les peintres ou les marchands, les instruments de musique, des portraits de Brahmanes, les différentes castes.
Dans la pièce centrale de ce musée, un lit colonial rappelle l’occupation de Pondichéry par les Français qui détenaient ainsi en Inde, de petits comptoirs dans un pays en majorité colonisé par les Anglais. Le Musée de Villèle offre un voyage gratuit au pays de la mémoire dessinant ainsi un pont entre le passé et le présent, promesse de toutes les réconciliations.
Jean-Fabrice Nativel
(1) Agence de commerce fondée jadis par une nation en pays étranger. Les comptoirs des Indes.
Pondichéry rendue à l’Inde en 1954
Ville de l’Inde, sur la côte de Coromandel et le Golfe du Bengale. Achetée en 1673 par François Martin, employé de la Compagnie des Indes Orientales, elle fut occupée par les Hollandais de 1693 à 1699, mais rendue à la paix de Ryswick à François Martin, qui en fit le siège de la Compagnie des Indes Orientales, jusqu’alors établit à Sourat (1701). Défendue victorieusement par Dupleix en 1748, elle tomba aux mains des Anglais par la capitulation de Lally-Tollendal en 1761, fut restituée aux Français par le Traité de Paris (1763), mais subit de nouveau l’occupation britannique de 1778 à 1783, de 1793 à 1802 et 1803 à 1816. Pondichéry fut transférée à l’Inde en 1954, avec les autres comptoirs français de l’Inde.
Des documentaires à voir
Deux réalisations audiovisuelles complètent “Voyages au pays tamoul”. D’une part le documentaire réalisé par Jim Damour, il met en parallèle des images actuelles de Pondichéry avec le témoignage d’un astronome, Le Gentil de la Galaisière. Il a séjourné dans le comptoir de Pondichéry au 18ème siècle. D’autre part, un montage visuel réalisé par Jean-Paul Dupuis sur les gravures parues en 1782 dans l’ouvrage “Voyage aux Indes orientales” du naturaliste français Pierre Sonnerat.
Des femmes de Villèle exposent
Le Pavillon situé à côte du Musée historique de Villèle est l’espace d’exposition des créations des femmes de Villèle : des mosaïques des divinités indiennes et des broderies. C’est le résultat d’une année passée au sein de l’atelier d’insertion proposé par l’Association Régionale pour l’Accompagnement Social Territorialisé.
Un “parterre” de partenaires
La réalisation d’une telle exposition au sien de ce musée a nécessité le concours de plusieurs partenaires : Kan Villèle, Obli Pa Nout Tradysion Tamoul, la Chapelle la misère, l’École de Tamij Saint-Paul, le Groupe d’Études et de Recherches sur la Malbarsité, l’Association Régionale pour l’Accompagnement Social Territorialisé et la mairie de Saint-Paul.
J.-F. N.
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