Culture et identité

Retour sur l’exposition « vies de femmes »

Le Festival « Le Temps des Femmes » s’est tenu du 22 au 25 mars au Cinéma Casino du Port

Témoignages.re / 25 mars 2019

Dans le cadre du Festival « Le Temps des Femmes » qui se tient du 22 au 25 mars 2019 au Cinéma Casino du Port, Joël Pelerin présente l’exposition « Vies de Femmes », accompagnée des poèmes de son épouse, Alice Ranorojaona Pelerin, médecin anthropologue.

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Cette exposition se fait porte-parole pour interpeller sur les problématiques féminines évoquées au cours de ce Festival, tout en évoquant les perspectives humaines pour les dépasser.

Il y est question d’égalité des droits entre l’homme et la femme, d’équivalence, de respect mutuel, de complémentarité, d’identifier la souffrance pour en venir à bout et renaître…

L’originalité de cette initiative réside dans le fait de considérer surtout les liens et leurs natures, plus que les protagonistes, et de transcender ainsi la dualité homme/femme. Ce qui, rapidement, oriente le regard vers l’histoire qui dicte les faits, pour nous rappeler par exemple que toute violence naît d’une souffrance.
Cette dernière altère l’humanité des personnes, et l’objectif est de rétablir cette humanité en chacun. Il est important d’aller au-delà de la victimisation et de la stigmatisation dans les situations de violence, de repérer les reproductions inconscientes et les mythes familiaux qui imprègnent l’éducation que nous donnons à nos enfants. Ceci, afin de délivrer un autre type de message que le cliché « mère victime » et « père violent »à la descendance, et interrompre la transmission transgénérationnelle de la souffrance.

Et si l’endométriose était une manifestation du corps, d’une pathologie du symbolique, pour exprimer une féminité en souffrance, malmenée par des viols, de l’inceste, de la violence, des morts d’enfants, des deuils non faits, et qui se transmettrait à travers les lignées féminines, aussi bien maternelles que paternelles ? La discipline de l’Épigénétique montre actuellement comment les souffrances s’impriment dans le matériel génétique, et se transmet de génération en génération. Ce qui conforte les découvertes cliniques en anthropomédecine du Dr Alice Ranorojaona Pelerin qui constatent des souffrances « féminines » dans les lignages des femmes qui consultent pour endométriose, ce qui pourrait constituer une voie de recherche pour la prise en soin des personnes souffrant de cette pathologie.

Rappelons que ce Festival « Le Temps des Femmes » qui s’étalait sur quatre jours, a comme sujet : le viol, la violence envers les femmes, l’endométriose, et d’autres thèmes comme la grossesse précoce, le syndrome de l’alcoolisme fœtal (SAF), les mutilations féminines, le handicap.