Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Dimanche dernier dans la rue de Paris
24 juin 2004

Ils étaient nombreux à faire la fête à la musique, dimanche dernier, dans la rue de Paris, investie pour l’occasion par plusieurs milliers de participants, venus apparemment des quatre coins de l’île. Petits et grands, jeunes et moins jeunes, tous ont pu retrouver leur style de musique. Il y en avait d’ailleurs pour tous les goûts. Reggae, Rap, Hip-Hop, Rock n’Roll, Rock, Hard Rock, Salsa, Ragga, Maloya, Séga, chorales, orchestres symphoniques, jazz, blues, etc. C’est simple, il y avait de tout. Certains diront "malheureusement pas assez", un répliquera "kréol-là, zamé kontan".
La musique était bel et bien là. Et cette ambiance festive en pleine rue de Paris donnait un charme particulier à cette rue historique. Maloya la pi ont son kabar, dans la maison Deramond/Barre. Reggae devant l’ancienne demeure des gouverneurs. Rock, voire Hard Rock devant la préfecture. Oui disaient certains, la rue de Paris avait un charme particulier dimanche soir.
Et puis, c’était l’opportunité de retrouver des groupes phares, laissés malheureusement un peu pour compte, et qui reviennent fort, fort, fort. Mapérine entre autre, groupe sainte-marien connu pour avoir tenté de défendre son quartier, aujourd’hui piste de décollage. Les jeunes formations musicales étaient aussi en vedettes. Le public retiendra le passage de 7po, de Tapok notamment. D’autres ont été émerveillés par la rencontre avec les musiques du monde à l’ancienne université, où l’on pouvait entendre de la musique du globe entier. Musiques de Chine, d’Afrique, de Bretagne, etc. Bref ! une belle fête de la musique.
Bbj
La musique dans la ville
La réussite visible de la Fête de la musique dans le centre-ville de Saint-Denis occulte bien d’autres dimensions : elle entre dans les prisons, partage la vie des malades et du personnel à l’hôpital, rapproche les établissements scolaires et les écoles de musique, établit des liens et des échanges entre la ville et la banlieue, irrigue les communes rurales, valorise le travail de plusieurs mois ou de toute une année d’un individu, d’un groupe, d’une association ou de toute une communauté. Sans être jamais instrumentalisée, la Fête de la musique favorise ainsi naturellement la démocratisation de l’accès aux pratiques artistiques et culturelles.
Nos peines
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