Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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12 juin 2007

5 jours de festivités, c’est Sakifo 2007, avec les têtes d’affiches locales, les découvertes, les nationaux et internationaux. Sakifo, le festival international de musique, ouvre sa partition le 1er août. Enfin, le programme officiel ...
C’est Loïc, qui ouvre le bal, à 14 heures sur la scène Massalé. La découverte RFO, à peine rentré sur Toulouse, sa ville d’adoption, qu’il revient sur notre île, pour y retrouver le public réunionnais. James et Kaf Malbar donnent aussi le coup d’envoi pour la première journée du Sakifo 2007. Le soir sur la scène de La Ravine, Ayo, Davy Sicard et Ismaël Lo vont mettre la barre assez haut, juste pour donner la teneur de ce festival hors norme.
Saint-leu devient noir de monde, les métiers de la bouche et de l’hôtellerie tournent. Plus de chikungunya, plus de problème routier, les Réunionnais seront tous dans le quartier trois lettres, pour dévorer les styles, les musiques d’ici et d’ailleurs. Cette année, le festival laisse une large place aux locaux, peut-être pour mieux faire reculer les critiques. Même les prix devraient réconforter bon nombre. Encore faudrait-il un vrai forfait de festivalier, privilège accordé aux quelques professionnels de la musique. Les spectateurs n’auront plus qu’à choisir leur spectacle, beaucoup en fonction du prix, qui varie entre 12 et 22 euros. La petite guéguerre des prix ne cessera peut-être jamais, même si on doit reconnaître un effort de la part des organisateurs.
Et puis, vous savez déjà, la ville de Saint-Leu va changer de visage tout le long du festival, avec ses installations au Chapito dans l’espace du 20 décembre, à la Kazern sur le front de mer. Antenne Réunion et Radio Réunion assureront le direct, pour les Réunionnais qui n’auront pas assez de sous pour venir profiter. Petite innovation : Peugeot fait son entrée, avec son village près de la mairie, question de gérer le parking. Waouh ! dans la ville la plus « antipub’ » de La Réunion...
Sakifo savoir
Allons, allons, pas de mauvaise foi. Cette année, ce sera forcément mieux que les années précédentes avec beaucoup de produits à acheter. Les Réunionnais sont fans de shopping ! Le Sakishop se pratique tout au long du festival, entre deux groupes de musique. Tee-shirt pour mesdames et messieurs les festivaliers, ainsi qu’une ligne pour enfants. Le style se tourne vers l’international, avec des casquettes branchées, des badges pour ceux qui veulent montrer qu’ils y étaient, des sacs. Et pour ceux qui ne peuvent pas tout voir, ouvrez bien vos oreilles, une double compil sera en vente à 15 euros, au K à Saint-Leu. Ah oui, si vous avez le temps, avec toute cette musique, il y a aussi le Sakifo citoyen, avec l’association Momon Papa Lé La, ATD Quart Monde, Zomaré, l’ARPS et Oragne solidarité.
Bref ! Sakifo se veut être un espace de rencontre. Les festivaliers sont appelés à loger sur place, pour éviter les accidents de la route. Pour Sakidor au meilleur prix, un espace camping vous est proposé. Pour 5 nuits, 25 euros. Pour vous loger, pour manger, appelez l’office du tourisme de Saint-Leu. Sakifo lance, parfois avec humour, les 5 commandements du bon festivalier : « arive dopi bonèr (lo matin si i fo), néna bonpé zafèr pou vwar. Roule pa tousèl. Ral dot moun dan zot loto (covoiturage), bord pa zot loto ninport ou, ninport koman. Pran zot biyé an avans. Dor si Sin-Lé mèm, sinon sa dann zalantour (zit, la kaz demoun, fami, métrèss ...) ». À bon entendeur ...
Bbj
Sakifo pas manquer
Je sais, vous n’en pouvez plus. Vous voulez absolument connaître les têtes d’affiche. D’accord, commençons par mes préférés. Dimanche 5 août, très tôt le matin, pour le riz chauffé, toute l’équipe de parabolèr, qui rendait hommage à Alain Péters se retrouve. Loy Erlich, Danyèl Waro, René Lacaille, notamment. C’est un rendez-vous avec une musique pétersienne à ne surtout pas manquer. Amadou et Mariam, voix du Mali, nous invitent à découvrir la culture bambara le vendredi 3 août à La Ravine. Le Michto Maloya, ça aussi c’est à voir absolument. Cette fusion entre le maloya de Danyèl Waro et les cordes de tous horizons de Titi Robin, marquera les esprits pendant longtemps. Hadouk Trio, avec son jazz, devrait en émouvoir plus d’un, à écouter au Plato le samedi 4 août. Rachid Taha, voilà un vrai rockeur français, un rockeur qui vous fera voyager dans un univers métissé, le dimanche 5 août, toujours au Plato. Et puis, parce que c’est lui, parce qu’il sait mettre le feu, il faut aller voir Joey Starr, peut-être le meilleur performeur de l’hexagone. La Ravine sera sous le feu d’un dieu du rap français. Bon ! c’est ce que j’ai décidé d’aller voir en priorité. Mais pour tout le programme, tapez www.sakifo.com et voyez le grand dilemme. Il y a tellement à voir, tellement de chose à faire, au Sakifo.
Bbj
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