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2 août 2007

Voilà, le Sakifo commence. Enfin ! diront les Saint-leusiens, fiers d’avoir un festival dans leur commune. Et quel festival ! Pour la quatrième édition, Sakifo prend son temps et propose même deux jours de fête supplémentaires. Alors La Réunion, faire la fête à la musique, c’est sak i fo ...
Sakifo s’ouvre sur des airs de ragga dance hall avec Loïc, James et Benjam, sous les yeux de certains artistes de renom, dont notre René Lacaille nasional. La scène Massalé, qui est gratuite, a vite attiré son monde. Les irréductibles de Kaf Malbar ont certes été déçus de ne pas voir leur vedette locale. Il a en fait décrié le montant du cachet, et sera remplacé par Benjam. Certains déplorent également l’ordre de passage, souhaitant que “leur” Loïc tienne la place star de la scène Massalé. Je ne crois pas que l’artiste y ait prêté une attention toute particulière, mais comme d’habitude, il s’est illustré par une musique attendrissante et une voix doucereuse. Attention, c’est une star en devenir, qui devra prendre les planches réunionnaises, mais surtout nationales. Installé à Toulouse, l’artiste réunionnais a conquis son public. Et nous espérons que les programmateurs invités par les organisateurs de Sakifo sauront lui faire toute la publicité outre Terre.
En tout cas, la fête a débuté, avec nos talents réunionnais. Et ce n’est pas fini. Encore 4 jours de fête qu’il ne faut sûrement pas manquer, où nous pourrons découvrir nos artistes locaux, les Apolonia, Kiltir, Lo Griyo, Jim Fortuné, Ti Bleu, Jozéfinn, Nathalie Natiembé, Firmin Viry et tout lantouraz pintad autour du célèbre Alain Péters. Bref, qui dirait que le plus grand festival de La Réunion ne s’intéresse pas à ses artistes ? Le ladilafé est aujourd’hui dépassé. Aujourd’hui, tout le monde salue cet événement. Et ce ne seront sûrement pas les commerçants de Saint-Leu qui se plaindront de l’affluence générée par le Sakifo Festival.
Réservez vos billets
L’expérience était amère pour bon nombre de mélomanes réunionnais. La première soirée de concerts donnés à La Ravine Saint-Leu se déroulera sans beaucoup de festivaliers. Ayo, Davy Sicard et Ismaël Lo. L’affiche était trop belle pour se laisser piéger de la sorte. Mieux vaut réserver ses billets à l’avance.
Pour tout renseignement, connectez-vous au site officiel de Sakifo à la rubrique billetterie (www.sakifo.com) et soyez enfin assurés d’avoir vos places. Mais bon, il y a tellement à voir, tellement à écouter que certains préfèrent prendre leur temps pour choisir leurs concerts. Ne prenez pas trop votre temps, des fois que cette terrible expérience se réitère pour quelques retardataires. Ce soir, par exemple, à La Ravine, on a programmé du dub tropical et du reggae, avec 340ML & guests, Java & Winston Mc Anuff, et Patrice. Les amateurs ne devront pas se faire attendre. Et puis, à partir de vendredi, puisque beaucoup plus de festivaliers sont attendus, ne vous y prenez pas au dernier moment pour passer à la billetterie. Si ce n’est déjà fait, bien sûr. Si ce n’est pas fait, joignez la billetterie par téléphone au 0262.34.31.38.
La pub’ selon Sakifo
Que de surprise, dans ce Sakifo ! L’arrivée de Radio Réunion en tant que radio officielle du Sakifo, ou les publicités scandées par la mannzèl Castelnau de la chaîne publique locale. Une 207 qui se la joue cantatrice saint-leusienne, le temps du festival. Et puis l’incontournable Orange, qui sponsorise à souhait. C’est à se demander ce que l’enseigne pense vraiment de la musique locale et d’ailleurs. Tant que les nouveaux adhérents s’inscrivent dans le club Orange ! Peut-être qu’elle s’exprimera lors des divers débats programmés par le Pôle régional des musiques actuelles (PRMA). Ou encore, entendra-t-on sa perception de la citoyenneté, puisqu’elle partage l’espace du front de mer avec des associations aux objectifs moins mercantiles. Réunion Equitable, Association réunionnaise pour la prévention contre le Sida, le tri sélectif selon la TCO, une école de musique à vocation humanitaire (www.zomare.com) expliquent aux festivaliers le bien fondé de leur existence, et leurs différentes actions. Quelle contradiction ! Et puis, cerise sur le gâteau, c’est quand même le slogan de Castel, distributeur exclusif d’une bière mauricienne à La Réunion, qui propose un jeu de mot, difficile à élucider. C’est à se demander si l’enseigne n’a pas tout simplement invité les Réunionnais à boire davantage. Mais bon, place à la musique...
Bbj
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