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Hip hop en force au Chapito
7 août 2006

À quelques exceptions près (Daara J en 2004 notamment), le Sakifo n’avait pas eu de programmation groove jusqu’à maintenant. Séance de rattrapage ce samedi soir avec Spleen et Beat Assaillant.
Le festival saint-leusien faillit à son organisation habituellement carrée avec 20 bonnes minutes de retard au Chapito. Alors que le Massalé se vide, la scène fermée se remplit peu à peu de spectateurs de 20 à 35 ans qui se massent devant le podium pour accueillir Spleen. Le jeune Français démarre son set de façon intimiste avec une guitare acoustique, une beat box en guise de rythmique et lui-même au chant et à la guitare. Un pianiste et un batteur les rejoignent pour le titre suivant. "On n’est pas comme Diam’s, on n’a pas peur du chick", annonce Spleen avant de jouer pendant près d’une heure et demie de leur mélange de hip-hop, de soul et de pop.
L’ambiance devient parfois hardcore pour le plus grand plaisir des festivaliers, surtout quand le chanteur, véritable bête de scène, descend parmi eux. Après une longue démonstration de beat box par un des musiciens, Beat Assaillant et Tumi (de “Tumi & the volume”) arrivent pour une belle improvisation. Le groupe offre aussi un beau cadeau au public en le faisant participer sur un slam composé sur place. Puis Spleen termine son concert comme il l’a commencé, avec une ballade.
Pause, le temps de se ravitailler et prendre l’air avant de découvrir Beat Assaillant. La formation composée de deux choristes, un pianiste, un guitariste, un bassiste, un batteur et trois cuivres, s’installe. Costards et ambiance feutrée : on est toujours dans l’esprit soul quand Beat Assaillant débarque. Loin de la photo classe de sa pochette d’album, le jeune rappeur américain est simplement vêtu d’un polo rayé et d’un jean. Mis à part son phrasé et sa gestuelle, ça ne ressemble pas à du rap mais plutôt à de la soul et du funk. Dommage que le son ne soit pas à la hauteur et le public peu nombreux pour ce grand moment.
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