Ce soir à 21 heures au théâtre de Champ Fleuri

“Sérial plaideur” à Saint-Denis

10 avril 2009

Deuxième représentation à La Réunion de la pièce de et avec Jacques Vergès.

Dans le cadre des théâtrales de l’océan Indien, la pièce de et avec Jacques Vergès, “Serial plaideur”, est jouée ce soir au théâtre de Champ Fleuri.
« Un drame est en train de s’accomplir sous nos yeux, un duel entre l’accusation et la défense. L’avocat et le procureur racontent deux histoires non pas vraies, mais vraisemblables. Et quand le dernier écho de l’éloquence s’est perdu dans les prétoires, il s’agit moins de dire le droit que de proclamer le vainqueur ». Voici ce que notre confrère "Contrepoint" dit de la pièce de Jacques Vergès.
« Pour commencer, l’avocat compare Antigone, Jeanne d’Arc et Julien Sorel (Héros de Le Rouge et le Noir de Stendhal). Ces trois cas sont en fait étonnamment proches : ils présentent chacun l’histoire d’un individu en lutte avec les lois, avec la société de son temps. Antigone oppose la loi des Dieux à celle des hommes, Jeanne d’Arc s’oppose à l’envahisseur et au clergé, et Julien Sorel se fait guillotiner pour tentative d’homicide volontaire. De chacun nous avons pourtant l’image héroïque de celui qui a su s’affirmer contre l’ordre en place…
Jacques Vergès s’attache à montrer les différences entre les lois d’hier et d’aujourd’hui. Il explique comment un criminel –même le pire- n’est au fond pas si différent de nous. L’homme est le seul être qui sache transgresser des règles : jamais un mouton n’a transgressé l’ordre des choses, jamais une abeille n’a tué sa reine… Face à un accusé, il faut avant tout essayer de le comprendre, et l’avocat est là pour cela.
Les références à Mandrin, Pierre Laval, ou encore Landru laissent aussi la place à des récits de cas qu’il a défendus. Pas forcément les plus connus, mais aussi une foule de petites histoires. Pour bien expliquer sa démarche, il fait aussi un court récit de ses débuts, avec le procès de Djamila Bouhired, militante algérienne du FLN (Front de Libération Nationale). Il fait alors de son procès un plaidoyer pour l’indépendance algérienne. Condamnée à mort, elle ne fut jamais exécutée.(…) »
Pour découvrir la suite, rendez-vous ce soir à 21 heures au théâtre de Champ Fleuri.


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Témoignages - 82e année


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