Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La chronique du CRDP
9 mars 2005

Nous vous proposons cette semaine d’aller à la découverte de l’eau avec le Centre régional de documentation pédagogique (CRDP). Ce film documentaire écrit par Sophie Reynès, réalisé par Christian Béguinet* et produit par la DIREN et le CRDP de La Réunion, est destiné aux élèves de l’école primaire, des cycles 1, 2 et 3. Mais il se laisse regarder par tous, amateurs de belles images, d’informations scientifiques ou soucieux de la préservation de notre environnement.
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Sophie Reynès, professeur des écoles, est passionnée d’environnement. Elle considère que les enfants doivent au plus tôt être sensibilisés aux grands équilibres écologiques et qu’ils sont parfaitement capables de les comprendre. En 2000, elle rédige un poème en vers et en prose qui sert de canevas à l’élaboration du scénario du film, grand prix du 2ème Festival du film scientifique en 2001.
L’eau, miroir du monde
En compagnie de Marc, de sa petite sœur Léa et d’autres enfants, nous découvrons l’eau, dans tous ses états, à divers endroits de l’île, dans les maisons, dans les villes, dans la nature. Ce poème documentaire choisit à bon escient de découvrir l’élément naturel en fonction de l’expérience vécue des enfants : à la cuisine, dans la salle de bain, à table, chaude, tiède, froide, sucrée, salée, claire, trouble ; dans la nature, douce dans l’étang, puissante sur la plage et la côte, tumultueuse dans les rivières en crue, violente pendant le cyclone... "Quand elle ne dort pas, tu peux entendre l’eau, la toucher, la déguster...".
Après une approche sensible de l’eau, en fonction des cinq sens, Sophie Reynès nous propose d’observer la substance eau. Généralement liquide, transparente, inodore et sans saveur, l’eau connaît trois états de la matière : liquide, solide ou gazeux. Selon les conditions, elle devient dure (glaçon), légère (flocon), invisible (vapeur). Également miroir du monde, l’eau emprunte à son environnement proche les formes et les couleurs : du ciel qui s’y reflète, de la boue qu’elle transporte... Dans la nature, elle se combine avec les autres éléments. Associée à l’air, selon l’altitude et la température, elle conditionne la météorologie. De retour sur la Terre sous forme de précipitations, elle s’infiltre ou ruisselle et concourt au modelage des paysages.
Préserver l’eau c’est préserver la vie
Le film décompose simplement le cycle de l’eau : nuage, pluie, infiltration ou ruissellement puis évaporation. La fréquence, l’intensité et l’impact de ce mouvement perpétuel varient selon les régions et conditionnent l’existence des êtres vivants. Les plantes, les animaux, les hommes trouvent en elle une source indispensable de vie.
Qu’il soit domestique, économique, agricole, industriel, l’usage de l’eau concerne tous les humains. Sophie Reynès nous rappelle qu’ils doivent contribuer à une gestion réfléchie et mesurée de l’eau, en limitant sa consommation au strict nécessaire, sans gaspillage et en la préservant des pollutions.
L’eau, richesse naturelle indispensable à la vie, est inégalement répartie sur la planète Terre. Son abondance liée au climat conditionne les modes de vie de tous les êtres vivants. Si chaque homme est en droit de l’utiliser, il a le devoir de la préserver. Nous sommes tous responsables de l’eau, elle est fragile et la préserver c’est préserver la vie sur la planète bleue.
Multiples exploitations pédagogiques
Ce court-métrage documentaire permet une première approche de l’élément eau.
Il ouvre la réflexion des enfants dans de nombreuses disciplines comme la Géographie, l’Histoire ou les Sciences de la vie et de la terre. La richesse et la diversité du vocabulaire lié au thème ouvrent également des pistes pour la lecture et l’expression écrite et orale.
La grande variété des couleurs et des aspects de la matière se prête à une exploration dans le domaine des arts plastiques et permet d’entreprendre des travaux sur la transparence, le reflet, le miroir, les effets lumineux, les nuances, la dilution... Enfin, l’eau se prête à des activités d’écoute et de création musicale.
Rendez-vous
Aujourd’hui, mercredi 9 mars, une exposition des produits SCEREN et des éditions “Editis” (Nathan, Bordas, Retz, MDI, Le Robert) est visible toute la journée au CLDP de Saint-Benoît.
Cette même exposition se tiendra au CRDP de Saint-Denis le mercredi 30 mars. Le même jour, des produits SCEREN et des éditions “Magnard” seront présentés au CLDP de Saint-Pierre. Enfin, notez d’ores et déjà que le CRDP organise le mercredi 13 avril une journée “Portes ouvertes” à laquelle vous serez tous les bienvenus.
Vient de paraître : "L’empreinte française" de Jean-François Samlong
Matière à empreinte
“L’empreinte française” est le dixième roman de Jean-François Samlong, le deuxième publié par Le Serpent à Plumes, après “Le Nègre blanc de bel air” (2002). D’une tonalité intimiste - "un pas vers l’autobiographie" - ce dernier roman est une plongée dans l’adolescence et dans l’univers créole de la décennie 60, d’où émerge la figure d’une grand-mère aimante et protectrice.
Au-delà des racines de la violence longtemps interrogées par cet auteur fécond, ce "retour aux sources" puise aux premiers battements de l’éveil amoureux, aux morsures de l’abandon, de la frustration et d’une quête toujours recommencée : celle de l’amour des femmes.
Le titre donné au dernier roman de Jean-François Samlong ferait presque l’effet d’un choix d’éditeur. Pourquoi “L’empreinte française” ? En quoi cette "empreinte" - celle d’une langue aimée, adoptée, et travaillée jusqu’en ses replis les plus proches du soleil - pourrait-elle rendre compte, mieux que ne le ferait le créole matriciel, des premiers émois d’un adolescent ? Le livre aurait pu tout aussi bien s’appeler - s’il n’avait à craindre des redites célèbres - “Un voyage vers la lune” ou “Faims d’enfance” ou quelque chose d’approchant...
La réponse est dans ces quelque deux cents pages, dont “l’empreinte” la plus évidente est celle d’une poétique qui doit beaucoup à la nature généreuse et tourmentée de l’île. Les éléments, amicaux ou soudainement déchaînés, un peuple nourri des croyances et des légendes extraordinaires du “Triangle des Sorciers” (Comores, Madagascar, Réunion), tissent la trame d’où se détachent les personnages d’un village où le narrateur a réfugié son enfance.
L’amour du pays et de sa culture
Plongées dans la mémoire et étapes initiatiques nourrissent le récit du voyageur immobile qui, allongé sur l’herbe, revit une part de son passé : les années d’enfance passées chez ses grands-parents. Un grand-père chinois enfermé dans son exil, une grand-mère "sang-mêlé" (Madagascar, Inde, Afrique) qui, généreuse et attentive, recueille un jour l’orphelin livré par taxi encore dans ses langes et lui transmet l’amour du pays et de sa culture.
“L’empreinte française” avancée comme un “label de qualité” est celle de l’école, où le narrateur découvre et apprend à aimer le français - à l’écrit surtout.
De séparation en rupture, de deuil en frustration, le narrateur cinquantenaire renoue, au moment où une femme le quitte, les fils d’une mémoire nourrie de sa quête de l’amour des femmes : la plus aimante de toutes, sa grand-mère, lui aura servi jusqu’à la mort de guide vers toutes les autres, de l’adolescente du village à la mère qui l’a abandonné jadis.
D’une construction relativement linéaire, malgré les quelques “sauts” de la mémoire, ce récit poétique et émerveillé accroche d’emblée le lecteur pour ne plus le lâcher, comme un(e) ami(e) dans une longue confidence.
L’auteur, Jean-François Samlong, est professeur de français et coordonateur académique en langue et culture régionale (LCR) - en quoi il travaille, avec d’autres, à la promotion du créole. Ce livre exprime l’amour d’une double appartenance, d’une culture complexe, qu’il invite à assumer comme telle, sans rejets et sans sectarismes.
À noter que Jean-François Samlong sera le premier romancier Réunionnais invité - le 14 mars - dans l’émission de télévision "Tropismes" sur la littérature francophone présentée par Daniel Piccouly.
P. David
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture