Premier championnat de slam de l’Océan Indien à La Réunion

Slam à vous !

20 septembre 2008

Le slam réunionnais a son championnat international. Il se tient à Saint-Pierre, depuis mercredi soir jusqu’à aujourd’hui, au Centre Culturel Lucet Langenier. Organisé par Slam la Kour, il accueille des slameurs de l’Océan Indien, d’Afrique, de France, et de Chicago. Le fondateur du slam, Marc Smith, a d’ailleurs fait le déplacement.

La première session de ce festival de slam s’est ouverte au Campus du Moufia à la salle Vladimir Canter, mercredi dernier (voir "Témoignages" d’hier). Slam la Kour a mis le paquet, et il faut dire que la première soirée s’est magnifiquement déroulée.
Les étudiants, mais aussi des amateurs de poésie, et des fonnkézèr, avaient rejoint les slameurs sur scène, offrant un spectacle neuf, interactif, ludique, propice au partage et au rapprochement des peuples et des cultures. La poésie est aujourd’hui perçue comme élitiste.

Réunionnais, seychellois, tanzanien, français, sud-africain, mauricien, mais aussi anjouanais, mozambicain, zimbabwéen ... des slameurs de toutes latitudes vous invitent à Saint-Pierre au Centre culturel Lucet Langenier pour célébrer la poésie, d’ici et d’ailleurs.
(photo BBJ)

Le slam semble donc être l’alternative pour bon nombre d’auteurs inconnus, notamment les jeunes. Ils trouvent la possibilité de s’exprimer dans un cadre ouvert à toutes les paroles, où petits et grands déclament. Mais outre le fait de pouvoir dire ses textes, qu’apporte le slam ? Marc Smith voit là un formidable moyen de faire reculer l’illettrisme. Le slam a des vertus éducatives que l’Education Nationale ne peut ignorer. Dans le cadre du festival organisé par Slam la Kour, Marc Smith a tenu deux conférences, une à Saint-Denis, l’autre à Saint-Pierre. Il relevait à chaque fois les opportunités sociales et éducatives du slam, notant par ailleurs que c’est un outil interculturel aidant à la compréhension de l’autre. Ce festival en est la démonstration la plus fidèle.

Pour tout le monde !

Comme annoncé jeudi par les organisateurs lors d’une conférence de presse, le spectacle tient toutes ses promesses. Les slameurs, à commencer par Marc Smith, sont si bouillonnants de poésie qu’ils n’ont pu se retenir de donner un spectacle privé pour la presse.
C’est en écoutant du slam, en voyant comment il se déroule, que l’on parvient à mieux pénétrer son âme. Le slam ne s’explique pas, il se vit sur scène, ou bien dans un bar, un square. Les invités du "1er championnat international de slam poésie Réunion - Océan Indien" sont pour la plupart des nouveaux convertis au mouvement slam, et participent à leur premier festival de cette expression poétique.
Marc Smith voit toutefois en eux des talents en devenir, qui exploitent avec minutie la richesse des langues. On slame dans n’importe quelle langue, en anglais, en créole réunionnais, en français, en zoulou, en portugais, en créole seychellois, en malgache, etc.
On peut slamer sur tous sujets, même si nous ne sommes pas initiés. Si vous voulez dire vos textes, ou lire un texte d’un autre auteur, venez au Centre culturel Lucet Langenier à Saint-Pierre. Ce matin, une interscolaire est programmée au Bato Fou. Ce soir encore, le slam s’ouvre à tous, à vous aussi. Tout le monde dans le même navire !

Bbj


Programme

Samedi 20 septembre :

16h - 18h : slam sauvage, et slam moringue sur le Front de Mer de Saint-Pierre
19h30 - 20h : lancement tournoi international de l’océan Indien, présentation du vainqueur de l’interscolaire de La Réunion
20 heures : Grand slam International


Rectificatif

Dans notre édition d’hier, nous avons mal retranscrit le prénom du fondateur du mouvement slam. Il ne s’aggisait pas d’Alan Smith mais de Marc Smith. Marc Smith rend à La Réunion une visite exceptionnelle en l’honneur de cette première rencontre de l’océan Indien.


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Témoignages - 82e année


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