Nouvelle jeunesse de la poésie

Slam avec ton âme...

8 avril 2008

La salle du Moda Bar accueille souvent des concerts. Samedi soir, la place était faite aux beaux parleurs, aux grands parleurs, aux diseurs de mots devant l’Éternel, poètes, slameurs...

Se laisser aller, oser lire, oser dire, écouter sans compter les mots qu’on nous offre. (photo FL)

La salle est pleine, plus d’une centaine de personnes, certaines venues en famille, même avec de jeunes enfants. La salle est silencieuse et suit les mouvements et les rythmiques des déclamations, souvent physiques, toujours poétiques.
Le plus troublant reste la verve, la foi que chacun met dans ses mots et dans le fait d’être là et de pouvoir partager son cœur, sa pensée, son émoi. Partager ne serait-ce que quelques mots. Tout est là, dans cet “être ensemble”, dans cette jonglerie du créole ou du français.
Parmi eux, des nouveaux venus, à chaque soirée slam, il y a des nouveaux venus, des gens comme vous et moi, des gratteurs de papiers, des crieurs qui ont décidé de ne plus se taire et de faire sortir de leur tiroir les cahiers gribouillés, raturés.

Généreux diseurs

La soirée s’articule selon plusieurs modes. Les slameurs peuvent se succéder l’un après l’autre au micro et puis ils peuvent aussi quitter la scène, s’approcher d’une table, s’asseoir et dire de vive voix, parfois en chuchotant, leur poème. Le ballet se poursuit ainsi dans la salle, de table en table, l’histoire ne dit pas si on leur offre un verre pour leurs vers... Ils ne demandent rien de toute façon, ils ne demandent que notre attention, et se livrent, avec une grande générosité.

Francky Lauret


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