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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
La Réunion “conte”...
12 octobre 2006

Ces deux conteuses réunionnaises, à l’occasion du “Festival de contes et de la parole” du Foyer Jeunes de Joinville, vont faire connaître les histoires de l’île dans des contrées méconnues. Anny Grondin, un nom qui nous est familier, avec “Ti Jean”, “Grand diable”, “Compère lièvre”, “Grand mère Kalle” et bien d’autres récits, est attendue au Festival de Sherbrooke au Québec Canada du 12 au 24 octobre. Léone Louis séjournera au Burkina Faso pour les 10 bougies du Festival du Yeelen. Elle parlera au public de “Ti zétinsel, gran fé”. Ces voyages visent principalement à la valorisation des contes de l’île et de ses interprètes. Par ailleurs, le conteur libanais Jihad Darwiche initiera le public à cet art de raconter des histoires tragiques, magiques et humoristiques au Foyer Jeunes Joinville. Cet artiste est né en 1951 à Marwaniyé, un petit village du Sud Liban, et ses spectacles sont marqués par “la tradition populaire et l’histoire proche orientale”. Avec le conte, le spectateur voyage dans son enfance, son imaginaire. De ces histoires naissent des leçons de vies, d’où sa popularité auprès des petits et des grands de ce monde.
J.-F. N.
Le conte appartient à la tradition orale
Le conte a de nombreux atouts pédagogiques, mais il ne saurait se limiter à la lecture ni à la production écrite. Le conte appartient à la tradition orale, il est raconté devant un public. Cette dimension orale lui donne tout son attrait. La pratique du conte à l’école maternelle intègre nécessairement la dimension orale et, de ce fait, se prête parfaitement aux objectifs que se fixe l’école d’aujourd’hui dans le domaine de la langue.
Pourquoi développer la pratique orale du conte à l’école maternelle ?
Raconter devant les autres nécessite de vouloir prendre la parole, d’oser prendre des risques, et de savoir le faire. Au-delà de la simple écoute passive du conte, il est important de mettre en place un dispositif d’apprentissage où l’élève apprend à dire un conte pour le raconter à d’autres élèves ou à d’autres classes. Cette dimension de l’élève face au groupe est très enrichissante, car le fait de donner à chacun l’occasion de devenir le “maître de la parole” favorise son insertion au sein de la classe, quel que soit son niveau scolaire. De même, il peut créer des ponts entre la maison et l’école ; apprendre à raconter, c’est aussi apprendre à connaître, à partager, à transmettre un des éléments du patrimoine culturel.
Une portée pédagogique
L’approche du conte de la tradition orale fait appel à une activité mentale intense. Raconter, c’est développer : des activités mentales : mémoriser, analyser, anticiper, développer l’imaginaire ; des activités narratives : construire un récit avec un début et une fin, utiliser des formules, des devinettes ; des activités langagières : élargir et enrichir son champ lexical, améliorer et enrichir la syntaxe, jouer avec des mots ; des activités de socialisation : écouter et respecter la parole de l’autre, échanger, mettre en commun ; Participer, s’intégrer dans un projet, partager un patrimoine culturel.
Le conte a bien sûr une portée autre que pédagogique. Le rôle de l’enseignant est fondamental dans la pratique du conte : il est le garant d’une véritable démarche culturelle. C’est à lui d’introduire le conte dans la classe en choisissant les moments de la journée les plus propices, les formes et les supports les plus variés. Il est important, dans ces moments-là, que les élèves soient disponibles pour l’écoute du récit.
(Source : Ansanm Ansanm n°8. Anny Grondin, enseignante et conteuse. Auteur de “Zistoir Tizan”, “Grandiab la fès an or”, édition Ziskakan, 1999.)
La Compagnie Baba Sifon joue...
... “Ti Zétinsèl, Gran Fé !”. Conte en musique “Voyage pour le loin...”. Une histoire née de l’imaginaire de Jean-Laurent Faubourg, mise en musique par Armand Clotagatide et contée par Léone Louis. Chaussez vos savates deux doigts et suivez le son du didgéridoo. Léone vous invite en Mahavel. Vous savez où c’est ? Non, vous ne savez plus où c’est. Mahavel est ce pays bizarre où le temps s’écoule lentement, où l’on regarde la pluie arriver, où l’on voit passer le vent.
Dans ce pays bizarre de Mahavel, naquit un enfant bizarre : Ti Tinsèl.
Ti Tinsèl, bercé par le balafon, transporté par le udu, a l’ambition et l’imagination démesurées. Tantôt architecte “la kour”, tantôt polyglotte forestier, ce Maradona du pamplemousse a décidé d’aller... loin. Loin, vous savez où c’est ? Oui, vous savez où c’est. Loin est ce pays où tout est abondance, où l’apparence multicolore des images que l’on voit nous prive de l’apparence merveilleuse des images que l’on se contente d’imaginer. Chaussez vos savates deux doigts, fermez les yeux. Ce frisson qui vous parcourt le corps, c’est le son du rhomb, ce qui vous emballe le cœur, c’est le son de la kwika... Vous êtes en Mahavel.
Suivez Léone pour un voyage dans le temps. Ce temps que vous n’avez plus, venez le prendre à Mahavel. Au marché de Mahavel, vous pourrez, sans crainte, déguster des moments de douceurs et vous offrir, pour presque rien, des instants précieux.
Le mercredi 18 octobre à 17h30 à l’Espace Culturel Leconte De Lisle de Saint-Paul.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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