La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Conservatoire botanique de Mascarin
18 septembre 2006

À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, des associations saint-leusiennes ont présenté un travail effectué sur plusieurs mois, dans le cadre d’un projet créé, animé et coordonné par le Conservatoire Botanique National et le CPIE de Mascarin. Il est présenté ici par la responsable du Pôle de Médiation Scientifique et Culturelle au Conservatoire botanique des Colimaçons.
Trois associations de Bras Mouton, du Plate et de l’Etang Saint-Leu ont piloté l’opération présentée samedi au Conservatoire botanique de Mascarin, en présence de nombreux enfants. Le soutien de la municipalité de Saint-Leu a en effet permis, dans le cadre de la politique de la ville, d’associer les enfants des quartiers, hors du cadre scolaire, leurs parents et les habitants.
Le dialogue entre les générations et les activités proposées - lecture de paysage, visites de musées, réalisation de jeux lontan, découverte des épices et de leur histoire... -, ont fait découvrir aux jeunes les richesses du patrimoine de leur quartier. Ils se sont ainsi sentis les héritiers d’une grande richesse naturelle et culturelle, tout en prenant conscience de sa fragilité. Un des “gramounes” rencontrés est d’ailleurs décédé depuis !
L’association de Bras-Mouton s’est intéressée à l’histoire de l’eau dans le quartier : la place et le rôle des lavoirs et des citernes, les sources actuelles et disparues... Ainsi qu’à l’eau d’aujourd’hui : de la source au robinet puis à la mer. L’expo de photographies et le film réalisé montrent la place de cet élément dans la vie du quartier.
L’association du Plate s’est penchée sur le paysage de l’enclave du Plate et sur l’histoire d’une culture traditionnelle : l’artichaut. Les témoignages des anciens ont beaucoup marqué la mémoire des enfants. Les photos et la prochaine production d’un film permettra de garder en mémoire ces instants précieux.
Quant à Kalou Pilé, leur investigation les a conduits a s’interroger sur l’histoire du café en particulier à Saint-Leu. Des visites comme celle faite à la Kour la Salette, chez Mme Coutin - qui a eu l’amabilité de prêter du matériel d’exposition au Conservatoire -, ou à la commune de l’Entre Deux, ont permis aux enfants, mais aussi aux moins jeunes d’élargir leur connaissance sur le café et de mesurer l’impact de cette culture sur la société et la culture réunionnaise.
Un patrimoine, riche, diversifié. Des associations mobilisées. Des professionnels impliqués dans la valorisation du patrimoine et l’éducation à l’environnement. Des bénévoles actifs et une municipalité prête à se lancer dans des projets pilotes : Ce sont de bons ingrédients pour réussir ce projet empreint du temps lontan mais aussi ancré dans l’actualité pour mieux se tourner vers l’avenir.
La manifestation de samedi a été l’occasion de remercier les différents intervenants réunis autour des associations et du Conservatoire Botanique.
Monique Paternoster
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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