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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
8 août 2006

Ziskakan et l’envoûtante Susheela Raman ont mis un point final à l’édition 2006 et ont plongé la Ravine en pleine vague world.
Le rideau est tombé ce dimanche soir 6 août 2006 sur la troisième édition du Sakifo musik festival. Ziskakan et l’envoûtante Susheela Raman ont mis un point final à l’édition 2006 et ont plongé la Ravine en pleine vague world. Logique, après trois jours passés à vibrer aux rythmes du maloya et du rap, du raï et du séga, du reggae et du salegy. Le public a rappé, slamé, bougé, crié. Il a aussi découvert des nouveaux talents, souvent écartés des ondes des "grandes" radios et télévisions. Rien que pour cela le Sakifo 2006 peut être qualifié de réussite.
Dimanche soir, Susheela Raman a séduit les festivaliers avec sa musique entre pop et chants indiens. Avant elle, Ziskakan présentait une version rock de son répertoire.
Gilbert Pounia et ses musiciens commencent par une ballade et enchaînent avec "Alcatraz" où le public reprend en chœur "In sèl lo pèp, in sèl nasyon". S’en suit un avant-goût de l’opus "Banjara" à sortir avant la fin de l’année. Avec quatre anciens musiciens de Rapido’s (Jean Rassiga au clavier, Pascal Manglou à la guitare, Mishko M’Ba à la basse et Gérard Paramé à la batterie), Ziskakan sonne rock plus que jamais. Certains regretteront l’époque des sœurs Philippe aux chœurs, du sitar et des tablas. Le titre culte "Ral si ton koukoun" et "Kala" rappellent quand même le groupe à ses débuts. Au bout d’une heure de concert, Ziskakan quitte la scène et revient pour "Bato fou" et "Saïgon".
Vers 23h, Susheela Raman apparaît enfin dans une longue robe et en baskets, un pashmina autour du cou. Une partie des spectateurs se lève, d’autres préfèrent rester assis pour mieux apprécier. Dans un Français appliqué, elle explique sa joie de revenir chanter à La Réunion après la tournée de 2003. Elle commence par un medley de chants en indien en hommage aux dieux. Uniquement accompagnée du guitariste Sam Mills, elle envoûte le public avec sa voix. Tant pis pour ceux qui ont préféré ne pas venir de peur que la grandeur de la Ravine ne se prête pas à un tel concert !
Après "Amba" et "Sarsara", la belle et ses musiciens passent à des titres plus entraînants extraits du dernier album "Music for crocodiles". Susheela, toujours aussi déchaînée lors de ses concerts, sautille et bat des mains devant ses 3.000 spectateurs. On ne pouvait rêver mieux pour finir en beauté cette 3ème édition qui a réunit près de 20.000 personnes en 3 jours.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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