Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Nuit kozé-konté à la Salle Vladimir-Canter
11 mars 2005

Le saviez-vous ? Les Journées mondiales du conte existent, elles se déroulent du 18 au 20 mars de chaque année. Sept conteurs se réunissent vendredi 18 à la Salle Vladimir-Canter, pour une nuit kozé-konté.
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Kozé, konté. Sept conteurs vont se relayer toute une nuit à la Salle Vladimir-Canter. En préambule, ils commenceront à dire aux alentours de la salle, afin d’amener le public curieux jusqu’au Théâtre du campus du Moufia. C’est à 20 heures que tout commence, le premier entracte se situera vers 23 heures 30, et la reprise poussera le rêve plus loin jusqu’aux alentours de 2 heures du matin. Les conteurs se promettent déjà de continuer jusqu’à l’aube, à la belle étoile.
Une nuit, 7 conteurs
Spectacle tout public, mais nocturne, donc tourné principalement vers les adolescents et les adultes, histoire de tuer cette idée simpliste que le conte est une histoire de marmaille. La salle restera allumée, car le public et le conteur doivent pouvoir se voir, communiquer. Le conte est toujours interactif. Pas de décors, pas de personnages. Les conteurs se succéderont sur scène pour nous emmener dans un véritable tour du monde. Ahmed Soudjay délivrera les contes de la Grande Comores, Léone Louis ceux d’Afrique, Jean Bernard Ifanohiza ceux de La Réunion, Tanh nous emmène en Asie, Christine Langot à Madagascar, et Sully Andoche partage les contes de son cru, frappé du sceau créole. Tous sont rompus à l’art du conte et s’expriment généralement aussi bien en médiathèque et autres maisons de la culture, en plein air ainsi qu’en milieu scolaire. Le conte est tout terrain pour ces professionnels. Une autre nuit est prévue pour le 6 mai au Tévelave.
"Le conte aide à vivre"
Il y a autant de manières de raconter que de conteurs, certains s’accompagnent de musique, d’autres non, mais tout reste basé sur le rythme. Than, lui, pense que "le conte aide à vivre", il aime dans les contes asiatiques "le merveilleux, le magique, le rêve, la création artistique, les choses héroïques, les grands combats, les mythologies...". Jean-Bernard Ifanohiza aime bien les contes réunionnais qui sont "pleins de drôleries" mais aussi "qui font peur, qui parlent de superstition, zistwar bèbèt...".
Zistwar mantèr ?
Pour s’amuser ou pour se faire peur, les conteurs nous attendent. Prêts à faire face à la question éternelle qu’on leur retourne : "lé vré sak ou rakont ?". Un doute qui nourrit la réflexion, à quoi le conteur ne peut répondre que ceci : "si zistwar la lé mantèr, la pa mwin lotèr, alé domann gramoun". Une formule qu’on retrouve dans tous les contes réunionnais et qui serait d’origine malgache.
Eiffel
La nuit kozé-konté : Vendredi 18 mars, 20 heures, entrée 4 euros (Réservation : 0262.48.95.06)
An plis ke sa
Réflexion sur le commerce équitable
L’association étudiante Réunion Équitable (web : www.reunion-equitable.asso.re) fera durant l’entracte la promotion du commerce équitable. Son stand d’information proposera aussi des dégustations de cafés. Une opération de sensibilisation semblable à celle menée lors d’autres événements se déroulera sur le campus pour engager la réflexion d’une plus grande justice sociale et d’un autre développement pour les pays les moins favorisés.
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