Culture et identité

Tous invités à la conférence de Kémi Séba sur ‘’Le peuple réunionnais face au colonialisme’’

Ce vendredi soir à la Salle Candin de Saint-Denis

LB / 27 juin 2019

Ce mercredi 26 juin au Grand Marché de Saint-Denis, Kémi Séba, président et leader de l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF), a tenu une conférence de presse avec le Komité Panafrikin Réyoné, un collectif de 6 associations réunionnaises (Réveil Citoyen Réunion, Frer’2son, Rasine Kaf, Nasyon Kaf, Nou Lé Kafkab et Vilaz Zen Stidio), sur la conférence qu’ils tiendront le vendredi 28 juin à 19h 30 à la Salle Candin du Chaudron. Cette conférence se fera sur le thème ‘’Le peuple réunionnais face au colonialisme’’ et elle est ouverte librement à tout public.

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Kémi Séba (2e à gauche), aux côtés du Conseiller stratégique de l’ONG URPANAF, Héry Djebuty, et des Réunionnais Jean-Mathieu Laude, coordinateur général du Komité Panafrikin Réyoné, et Ghislaine Mithra-Bessière, présidente de Rasine Kaf.

La conférence de presse a été lancée par Jean-Mathieu Laude, responsable de Réveil Citoyen Réunion et coordinateur général du Komité Panafrikin Réyoné (contact : 0692 339 379 - jmathieu.laude@gmail.com), qui a souligné l’importance à la fois de cette visite à La Réunion du 24 au 30 juin d’une délégation d’Urgences Panafricanistes avec Kémi Séba pour de nombreuses rencontres avec des militants anti-colonialistes réunionnais et de cette conférence de vendredi. « C’est dans un esprit d’unité, de rassemblement du peuple réunionnais et de partage que nous aborderons sans tabou et sans peur les sujets et problématiques qui touchent principalement notre pays, empêchant tout développement économique, solidaire et durable », a rappelé principalement Jean-Mathieu Laude.

Ensuite, Kémi Séba a pris la parole pour expliquer de façon très pertinente à quel point au 21e siècle le système néo-colonial continue à faire d’énormes dégâts humains et environnementaux au niveau mondial. « C’est pourquoi nous avons des objectifs très clairs : nous disons non à toutes les oppressions et discriminations, et oui à la souveraineté des peuples ainsi qu’à la justice sociale », a déclaré Kémi Séba, pour qui « vivre ensemble c’est partager les joies et les peines ».

Selon lui, « une oligarchie déshumanise et désocialise l’humanité », « le néo-colonialisme est le sida de l’humanité » ; c’est pourquoi « il faut cultiver l’unité et la solidarité entre les peuples du monde entier pour faire front face à la déshumanisation du prolétariat » a conclu Kémi Séba. D’où l’importance de participer le plus nombreux possible à la conférence de ce brillant « activiste politique panafricain menant une politique d’autodétermination des peuples, de lutte anticoloniale » mais aussi essayiste, écrivain et analyste géopolitique, qui a reçu en 2015 le prix de la résistance africaine, en 2017 le grand prix du Mouvement Jeunesse Africaine Intellectuelle et qui en janvier 2018 a été élu personnalité politique africaine de l’année 2017.

L. B.