La Mizik dann Port - 1 -

Un air de luttes et de liberté

23 juin 2007

La musique a accompagné chacune des étapes importantes de la courte histoire de la cité maritime, chaque lieu et chaque moment de vie des Portois. C’est ce que raconte un bref dossier de la ville du Port, publié par les services de la municipalité à l’occasion de cette Fête de la Musique 2007 et illustré de photos anciennes montrant l’ancrage de l’activité musicale dans la ville des dockers. Une belle “chronique en accéléré” dont nous publions ici un premier extrait avec l’accord de la ville.

Photo Kabardock

Dès le début de l’histoire de la Ville du Port, la musique occupe une grande place. Le maloya, bien sûr, la pratique du moringue qui s’accompagne de percussions, le séga, mais aussi les fanfares, les orchestres de bal, les chorales... La musique a toujours été présente dans les moments importants de la vie portoise.

En tête des défilés, lors des grands mouvements revendicatifs politiques et syndicaux qui ont jalonné le passé de la cité portoise, les musiciens formaient le premier rang : cuivres, accordéons, tambours, etc... Ils donnaient le tempo. Aujourd’hui, ce ne sont plus les mêmes, mais ils sont toujours là avec kayanm et percussions... Ils donnent toujours le tempo.

Les bars de la cité maritime étaient aussi des lieux de rendez-vous où les musiciens, “joueurs de bouche” et chanteurs, se produisaient pour un public acquis. On jouait de la musique aussi au marché couvert, au cinéma Casino, au club de la Douane, dans les cours et les “sal vèrt”. Bref, dans tous les lieux qui accueillaient des bals.

Chaque rassemblement, chaque fête, chaque kermesse, chaque manifestation étaient des “prétextes” tout trouvés « pou fé gazouy la po tanbour ».

Cette tradition s’est perpétuée de génération en génération. La grande époque des orchestres de bal a été particulièrement glorieuse avec des formations qui ont marqué les esprits : Jazz des Iles, Les Lynx, Les Desperados, Les Glous Glous, Les Luxians, etc.

Il s’agissait le plus souvent de formations familiales parmi lesquelles on peut citer les familles Esther, Baptiste, Rocheland, Aubert, Lucian, Payet, Arzeux, Lesfrith, Esparon, Erima dit “Koundann”, et bien d’autres encore...

De nombreux musiciens, dont certains sont toujours actifs, ont hérité directement du savoir-faire de ces orchestres qui officiaient également à l’occasion des mariages ou autres fêtes familiales.

(à suivre)


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