Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
13 juin 2007

Il ne vous reste que quelques jours pour aller voir au cinéma Plaza de Saint-Denis le film de Barbet Schrœder présenté au récent Festival de Cannes sous le titre “L’avocat de la terreur”. Ne manquez pas cette occasion de vivre un moment intense et inoubliable en phase avec un grand Réunionnais : Jacques Vergès.
Il est vrai que certains journaux, toujours les mêmes d’ailleurs, ont voulu profiter de la sortie de ce film pour - une fois de plus - tenter de salir cet homme qui a consacré toute sa vie à défendre un certain nombre de principes essentiels et de valeurs fondamentales. Ils ont essayé de faire croire que ce film démontre que derrière le militant des grandes causes de l’humanité, se trouve en réalité “un avocat des terroristes” et un “personnage sulfureux”.
Or, rien n’est plus faux. Ce film permet de mesurer à quel point Jacques Vergès est un homme admirable. Admirable par ses engagements depuis plus de 60 ans contre toutes les formes d’impérialisme, d’injustices, d’atteintes aux droits humains et à la dignité humaine. Admirable aussi par ses capacités mentales à résister à tous les coups durs de l’existence, à toutes les formes d’injures, de répression et de mépris.
Ceux qui ont voulu voir dans ce film une nouvelle occasion de donner une image négative voire détestable de Jacques Vergès en sont pour leurs frais. C’est une œuvre qui démontre que la vie de cet homme est entièrement faite d’engagements et de combats justes.
On peut trouver ce film parfois un peu longuet ou alors très incomplet voire injuste. Mais pour l’essentiel, il met à bas tout ce qui peut être dit ou écrit d’ordurier sur Jacques Vergès.
Bien sûr, on peut toujours critiquer telle ou telle action ou déclaration de l’avocat et du militant. Mais dans ce film, on voit surtout comment Jacques Vergès a toujours su faire preuve de détermination pour mener ses combats, malgré les difficultés rencontrées, et de sérénité, de hauteur de vue par rapport aux aboiements des roquets.
Cette capacité de résister aux pires épreuves de la vie était partagée par tous nos ancêtres qui ont lutté depuis plus de 3 siècles et demi pour empêcher et réparer les crimes du colonialisme à La Réunion. Ces combats continuent. Et si nous sommes armés du mental de Jacques Vergès, ils seront moins durs. Les insulteurs comme le Favre “de gauche” à Saint-Leu, lecteur favori du “Quotidien”, peuvent toujours continuer à aboyer ; ils nous donneront encore plus de détermination...
Laurent Sparton,
Le Port
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