Deuxième “Nuit des Musées” à Saint-Denis

Un monde extraordinaire

22 mai 2006

Découvrir les œuvres cachées des musées, rencontrer des artistes, connaître leur vie et leur cheminent intérieur, assister à des projections de documentaires sans débourser un centime, cette aubaine est donnée à des Réunionnais au moins une fois chaque année à l’occasion de la “Nuit des Musées”. À la rue de Paris à Saint-Denis, les visiteurs de la nuit ont parcouru les dedans et les dehors de l’Artothèque, du Musée Léon Dierx et du Muséum d’Histoire naturelle. Au sein de cette ancienne bâtisse coloniale du Jardin de l’État, des enfants accompagnés du grand frère, de la grande sœur ou des parents, ont pris contact avec l’environnement des îles de l’océan Indien. Ils ont été surpris du pillage éclair du monde animal et végétal de ces îles par des hommes venus conquérir des espaces nouveaux. Ils ont massacré pour leur chaire - pas si bonne que ça - les dodos de La Réunion, de Rodrigue et le solitaire de Maurice. Les tortues ont été également massacrées. De nos jours, une réintroduction de cet animal est sur les rails. Aujourd’hui à La Réunion, ont-ils appris, la forêt de bois de couleurs est menacée de disparition. Les essences précieuses : le benjoins, le bois de couleur, le bois puant, l’ébénier - sont très convoitées. Dans un autre espace, celui de l’Artothèque, la plasticienne Sophie Bazin attendait les pieds nus les noctambules. De curieuses formes sont conservées dans du formol. Elles symbolisent pour certains des coquillages et pour d’autres des champignons. Elles sont surtout le point de départ d’une recherche intérieure. À Léon Dierx, on propose aux invités de la “Nuit des Musées” un parcours moins prenant. Elle peut débuter avec un jeu de cartes. Chacune d’entre elles présente une des œuvres de cette galerie. Il suffit ensuite de la trouver. Entre 2 peintures peut se cacher une création de Pierre Auguste Renoir. Comme l’année dernière, le public se réjouit d’une telle initiative. « Elle demande à être répétée une fois chaque trimestre », propose-t-il.

Jean-Fabrice Nativel


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Témoignages - 82e année


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