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Semaine créole
27 octobre 2009, par

Le conte a un bel avenir devant lui. Chaque année, grâce au stage ’rakontèr zistoir’, des dizaines de personnes apprennent à raconter, découvrent les contes traditionnels, et transmettent à leur tour ce patrimoine culturel. Un engouement qui ne faiblit pas. Vendredi dernier, une vingtaine de ’rakontèr zistoir’ ont reçu leurs certificats de stage.
La Réunion compte 18 nouveaux "racontèr zistoir". Du 19 au 23 octobre, ils ont reçu une formation avec Anny Grondin, Sully Andoche et Daniel Honoré au CRR de Saint-Benoît. Ils viennent d’horizons divers. Ce sont des enseignants, des retraités, des chômeurs, des guides du Parc National, indique Jean-François Samlong, président de l’Union pour la Défense de l’Identité Réunionnaise (UDIR). « Le conte fait disparaître les barrières sociales » constate t-il. A noter que ce sont en majorité des femmes, « en quête de valeurs identitaires, de prise de parole, de partage et de rencontre avec les autres » qui s’inscrivent à la formation. Le stage de "rakontèr zistoir" est l’occasion de découvrir les richesses de la tradition orale issues de la Réunion mais aussi de l’Inde, de l’Europe, de la Chine, de Madagascar, etc.
Cette année, le programme de la formation s’est appuyé sur un pays source, la Chine. « Les stagiaires disposent d’une centaine de bouquins pour y faire leur choix », raconte Daniel Honoré. Les stagiaires travaillent ainsi un à trois contes par jour.
Succès des stages
Le certificat de stage remis aux 18 "rakontèr zistoir" n’est pas un diplôme. Mais il s’agit d’une reconnaissance qui leur permettra d’intervenir dans les médiathèques, les centres pénitentiaires, les écoles pour des ateliers d’écriture ou des mises en scène. « Une dizaine de nos stagiaires sont d’ailleurs régulièrement sollicités pour de l’animation conte », souligne Jean-François Samlong. Ainsi, Beurty Dubar, Sergio Grondin, ou encore Véronique Insa ... ont suivi un stage de "rakontèr zistoir" et se sont découvert une vocation.
Depuis 2005, le stage "racontèr zistoir" a formé plus de 120 conteurs. Le succès est tel selon l’UDIR qu’une deuxième session a dû être organisée cette année pour tenter de répondre aux 58 demandes de stage. Une opération rendue possible « grâce au soutien sans faille de la Région dès le début », souligne Daniel Honoré, ainsi que d’autres partenaires (CCEE, FOL, La Fabrik, etc).
Lors de la remise des certificats de stage au CRR de Saint-Denis, Yvon Virapin, vice-président du Conseil régional, a évoqué la possibilité d’organiser un « festival régional des conteurs » pour faire vivre la tradition orale.
Edith Poulbassia
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