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Dipavali à Saint-pierre
2 octobre 2009

Fête populaire qui rallie tous les Réunionnais, le Dipavali est otage de basses intrigues politiques.
L’histoire de la célébration du Dipavali remonte à l’année 1989. Au départ, l’initiative était, portée par l’association Tamij Sangam, de faire du Dipavali une Fête de la Lumière pour l’ensemble des Réunionnais. À cette fin, les porteurs du projet avaient prévu d’organiser la fête chaque année dans une ville différente de notre île.
Cette rotation de la célébration du Dipavali devait débuter par la ville de Saint-André, puis se poursuivre par l’organisation des célébrations à Saint-Pierre l’année suivante.
Le partage refusé
C’était compter sans Jean-Paul Virapoullé : transformant la Fête de la Lumière en enjeu politique, celui qui était alors le maire de Saint-André s’employa à “doubler” les associatifs pour s’attribuer la paternité de l’initiative… et à interrompre la rotation des célébrations, qui demeurèrent limitées à la ville de Saint-André après la première manifestation.
Ayant perdu son poste de maire à la suite de l’élection d’Éric Fruteau, en 2008, Jean-Paul Virapoullé semble subitement ne plus juger la population qui l’a rejeté digne du Dipavali. Il n’a ainsi pas hésité à manœuvrer pour obtenir le déplacement des festivités à Saint-Pierre, pour des raisons de basse politique.
On ne peut que déplorer pareille instrumentalisation du sacré, de l’identité et de ce qui devrait être un moment de fraternité et d’ouverture populaire. S’il tente aujourd’hui de se dissimuler derrière l’association Tamij Sangam — celle-là même dont il avait dévoyé le projet il y a près de 20 ans —, l’ancien maire de Saint-André a néanmoins dû admettre à la télévision qu’il était à l’origine de cette nouvelle manœuvre. Celle-ci apporte une nouvelle preuve du mal qu’éprouve à se projeter au-delà des enjeux immédiats celui qui, il n’y a pas si longtemps, plaidait pour un « renouveau de la pensée politique ». Il faut malheureusement constater qu’au cours de quarante années de carrière politique, Jean-Paul Virapoullé s’est employé à freiner les progrès et le développement dans tous les domaines. La manipulation du Dipavali fait apparaître sa volonté de persévérer dans ce travers.
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