Reprise des activités culturelles au Centre culturel régional indien

Un nouvel engouement pour l’Inde

2 septembre 2005

Fermé pendant 2 mois, le Centre culturel régional indien (CCRI) a fait sa rentrée samedi dernier. Ce ne sont pas moins de 211 jeunes qui se sont inscrits dans les différents ateliers de l’association, dont le cours de civilisation et langue tamoule.

On ne saura pas s’il s’agit de l’effet Shah Rukh Khan, mais on peut dire que l’engouement pour l’Inde est de plus en plus vif chez les jeunes Réunionnais d’origine indienne. L’année dernière, 155 jeunes profitaient du riche programme d’activités du Centre culturel régional indien. Ouvert pour un public divers, dès l’âge de 5 ans et demi, le CCRI se félicite d’accueillir cette année 60 nouveaux élèves dans ses murs.
Au programme : Bharathanatyam, tabla, harmonium, chant, cuisine végétarienne indienne, mais aussi le kollywood. Attention ! c’est formel, pas de bollywood au CCRI, mais bien du kollywood. Ce terme désigne les films de l’industrie cinématographique tamoule, avec un “K” pour Kodambakkam, à Madras. Danse classique indienne, danse indienne plus moderne, musique indienne, cela va de soi. Mais le CCRI a souhaité impliquer davantage les jeunes élèves à l’étude de la civilisation tamoule, à l’apprentissage de l’hindi et de la langue tamoule. L’association se félicite de l’inscription de 156 élèves pour le tamoul, contre plus de 60 en 2004. Il faut dire que la nouvelle formule est efficiente. Ceux qui font de la danse, font aussi la langue tamoule, "pour que les enfants comprennent sur quoi ils dansent", explique-t-on. Les danseuses et danseurs du Bharathanatyam, amenés à se produire dans les temples tamouls de La Réunion, disposent également d’un moyen “linguistique” pour se rapprocher davantage de la civilisation tamoule. Le cours de tamoul est dispensé par l’Association des français de l’Inde de La Réunion (AFIR), regroupant des Pondichériens et quelques Réunionnais. C’est un atout indéniable pour l’ouverture sur le monde et ces langues. Dans un avenir proche, l’association proposera aussi l’anglais, le piano, la guitare et le kolam.

Spectacles à voir !

Le CCRI propose également des spectacles de danse.
Le 17 septembre, à partir de 20 heures 30, c’est du kollywood qui vous est offert de découvrir, au restaurant le Tahaj Mahal, au Colosse à Saint-André. Incontournable de la fête de la lumière, les jeunes artistes du CCRI se produiront à Saint-André au Dipavali.
Le 2 octobre, c’est encore au Colosse que vous les retrouverez.
Le 4 novembre, dans le cadre des festivités du Dipavali, le centre et ses danseurs se déplacent dans le Sud à Saint-Pierre.
Le 6 novembre, le CCRI participe au défilé, à Saint-André, pour la clôture des festivités saint-andréennes du Dipavali.
Cela permettra de contempler le fruit du travail de ce centre culturel, mais surtout de vous donner envie de vous inscrire à une de ses activités culturels, ou linguistiques. À bon entendeur !

Bbj


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus