Culture et identité

Une exposition enfantine de grande qualité

18 août 2007

C’est un voyage à travers le masque africain. Une exposition à thème que la pluie voulait même nous voler. C’est donc dans les locaux de l’association de La Rocade que nous découvrions ces œuvres surprenantes, à installer sur les grands espaces, à faire voyager à travers l’Ile de La Réunion, et même plus loin ...

Les enfants ayant participé à l’expo.
(photo Bbj)

Jacques Dumora est plasticien, écrivain aussi. Le papier est pour lui un médium de prédilection, une matière à utiliser à souhait. Les enfants se sont d’ailleurs donné à cœur joie, mêlant aussi le bois, des fibres végétales, proposant ainsi des réalisations époustouflantes dignes des plus grandes galeries. Là, ça se passe avec les enfants de La Rocade et de la cité des Eglantines, et les œuvres se donnent à voir dans la kour. La pluie n’aura pas empêché l’exposition. Les enfants étaient même fiers d’accueillir des visiteurs. Fièrement, ils expliquent le déroulé des opérations artistiques, l’utilisation du papier, le sens des couleurs, la fidélité de la forme. On pensera que c’est là l’invention de personnages entièrement tirés de leur imaginaire. Peut-être ! Mais ce travail fut une belle occasion de découverte culturelle. « On a fait ce voyage en Afrique, ce qui est aussi une forme de voyage aux sources. Pour ces enfants, ça leur a permis de parler d’un continent qu’ils connaissent mal. Il faut dire que ces masques sont des vrais masques africains de vraies civilisations africaines. D’ailleurs, on voit sur le programme que les masques sont référencés selon des civilisations, des pays, etc... je trouve que c’est un travail extraordinaire. Je ne me lasse pas de créer avec les enfants. Cette expo va voyager. J’espère le mettre par exemple rue Maréchal Leclerc, faire un happening avec des œuvres enfantines, pour que des adultes témoignent qu’un quartier comme celui-ci est capable de s’investir totalement dans un projet, et de le valoriser », déclare Jacques Dumora. Nous l’espérons nous aussi. Sur une rue piétonne, dans le jardin d’Art Sénik, dans la cour d’une école, sur le parvis des droits de l’Homme. Félicitations les enfants pour ce magnifique travail !

Bbj


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Témoignages - 82e année


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