’I Love Jozi’ à La Ravine

Une heure avec Robyn Orlin, Eric Languet, Florence Boyer et autres danseurs...

18 octobre 2008

Jeudi soir, deuxième nuit ’I Love Jozi’ sur La Ravine à Saint-Leu avec Robin Orlyn qui a tenu promesse en passant plus d’une heure avec un public au départ décontenancé et finalement conquis.

Pas de spectacle de danse jeudi soir, pas de chorégraphie, malgré la présence de Robyn Orlin. Qu’on ne s’inquiète pas trop les pièces dansées étaient présentées hier soir, comme nous l’avons annoncé.
Mais jeudi soir était une soirée spéciale, Robyn Orlin proposait de passer une heure avec elle pour expliquer aux spectateurs comment elle travaille avec les danseurs qu’elle rencontre. Quelle est sa méthode de prise de contact, comment s’élabore une collaboration artistique entre danseur et chorégraphe. Bien lui en a pris car sur La Ravine, c’était finalement "One hour with Robyn Orlin, Eric Languet, Florence Boyer and other dancers from here".

Jeux de scènes improvisés entre danseurs et chorégraphe pour la plus grande hilarité des spectateurs.
(photo FL)

Rencontres pas si imprévisibles

Le concept est simple, munie d’une caméra portative la chorégraphe capture des images du public en demandant aux spectateurs de jouer à fond l’interactivité. Petit à petit elle invite des gens à venir montrer sur scène comment ils s’échauffent avant de danser, comment ils dansent et ce qu’ils peuvent improviser à partir de vêtement recueilli dans le public.
L’opération est menée par traduction interposée et la proposition a eu le bonheur de croiser la route de danseurs plus ou moins anonymes dont deux chorégraphes réunionnais Eric Languet et Florence Boyer. Au final les différentes scènes sont aussitôt diffusées sur grand écran et retracent le fil de la performance contemporaine.

William Kentridge

La soirée s’est poursuivie avec neuf courts-métrages de William Kentrige, artiste sud-africain qui a développé une technique très personnelle de dessins animés puisqu’il évolue toujours à partir de la même planche, du même dessin, évoluant dans une liberté imaginative sans fin. De la poésie au crayon brut.
Ce soir c’est le dernier soir, une nuit hip hop, il faut même dire Kwaito, car c’est ce genre urbain et moderne que Le Séchoir veut nous faire découvrir et apprécier.

Francky Lauret


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