Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
“Langues partagées” : une quinzaine de pays à Sainte-Marie
4 mai 2004

Tout au long de la journée de vendredi dernier, l’espace du Marché forain Flacourt était en fête à Sainte-Marie. Plusieurs centaines d’écoliers s’étaient donné rendez-vous pour une journée "Langues partagées". De multiples stands, tous très bien aménagés et décorés aux couleurs d’un pays, attendaient les différentes classes.
Au stand du Centre consulaire de formation de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion (CCIR), un atelier faisait découvrir la langue allemande. À l’ombre du banian, l’exposition interactive du Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement (CCEE) sur les sirandanes de l’océan Indien offrait un espace de choix à toutes les langues créoles richement illustrées. Sous des tentures multicolores le Centre culturel régional indien proposait une initiation à la calligraphie indienne, aux danses indiennes, à la manière de porter le saree, au jeu du karum, sans oublier le cinéma indien.
L’atelier braille de la médiathèque de Sainte-Marie était au centre de l’espace avec une présentation de contes créoles, mais aussi de logiciels de langues sur ordinateurs. Plusieurs associations étaient tout autour de ce stand : Dassi présentait une exposition sur la langue des signes et apprenait les premiers mots aux écoliers, de même pour les associations Arpeda et Oser.
Au hasard de la journée, les conteuses Annie Darencourt et Danièle Moussa sont aussi venues dire des textes. Tandis que Stéphane Mazet du scriptorium expliquait la calligraphie latine et son histoire, sous une autre tente Lie Lijia Berger parlait de la calligraphie chinoise, de la langue chinoise au milieu d’une autre exposition.
Le stand de l’association de Quartier Français et celui de l’association mahoraise étaient dédiés à Mayotte et à la culture mahoraise. Les enfants ont aussi pu rencontrer des natifs d’une quinzaine de pays des Comores, de Madagascar, mais aussi de Russie, de Colombie, de Chine... L’association des originaires et amis du Viêt-Nam était aussi présente. Tous faisaient partager leur passion pour leur pays, leur culture, donnant sans secret les coutumes et quelques mots courants.
Les écoliers n’étaient pas que des visiteurs. Chaque établissement a participé à cette rencontre internationale. L’école Flacourt avait mis en place un atelier autour de la cuisine anglaise, des mots dans le monde, la place des langues. Un mur des mots a été construit par les enfants avec du papier découpé en forme de papillons. Il y avait aussi des chants en italien, espagnol et quesha.
L’école Deux Rives avait travaillé sur Cuba, en danses et en chansons. Une course de pneu a été organisée par l’école René Manglou qui a aussi travaillé sur Mayotte. L’école Yves Barau tenait un stand haut en couleurs présentant le Tibet ; on pouvait même y prendre une collation. Le Lycée Bel Air offrait un regard sur l’Afrique du Sud, tandis que le collège Cerneau se tournait vers l’Allemagne et l’Espagne. La maison du Liban était aussi sur place.
Pour que la fête soit encore plus belle, sur une grande scène, les élèves de l’école Desbassayns ont joué une pièce retraçant l’histoire du dessin animé “Kirikou”. Au fil de la journée, le théâtre laissait place à la danse et à la musique.
Francky Lauret
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Mézami na pwin lontan mwin la ékrir in n’afèr dann in biyé pou dir d’apré sak mi antann in pé partou épi sak mi lir ossi dann zoinal, bann zansien (…)
In kozman pou la rout
NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipa
D’autres communes concernées à La Réunion ?
Convention de subvention avec l’Agence française de développement
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois