Culture et identité

Une plaque pour la Reine Ranavalona III, victime des colonialistes français

Nout mémwar, nout kiltir

LB / 13 novembre 2018

L’association réunionnaise MIARO, présidée par Honoré Rabesahala, a invité la population ce samedi 10 novembre « à un devoir de mémoire » : l’inauguration d’une plaque d’information historique en hommage à la reine malgache Ranavalona III, victime de la répression menée par l’État colonial français. Cela s’est passé à Saint-Denis, au boulevard Lacaussade, en face de la maison Ponama (entre l’Hôtel de Ville et le pont Vinh-San, au-dessus de la rivière Saint-Denis).

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L’inauguration de la plaque en hommage à la reine malgache Ranavalona III.

Cette inauguration a été organisée par MIARO (‘’Nout zansèt nout fors’’) afin de « rappeler la colonisation de Madagascar à partir de La Réunion et l’exil de la Reine Ranavalona III à Saint-Denis à partir du 14 mars 1897, avant un départ définitif pour Alger en novembre 1898, où elle mourra à 56 ans ». Ce fut « aussi le moment de réfléchir au cas typique de la colonisation française à Madagascar, où un certain Joseph Gallieni a mis au point une stratégie très efficace de « politique des races », érigée en décret de gouvernance pour monter les nombreux groupes ethniques les uns contre les autres et tenter de briser toute velléité de résistance et contestation ».

Cette cérémonie très émouvante fut aussi l’occasion de présenter le livre très intéressant rédigé par Jean-Claude Legros, chef de projet de MIARO, au sujet de la « biographie d’une reine contrainte à l’exil », intitulé ‘’Ranavalona III, Dernière Reine de Madagascar’’ et publié par les Éditions Poisson Rouge OI. Enfin, cet événement commémoratif a permis aux organisateurs de rappeler que nous célébrons cette année le 355e anniversaire de la naissance du peuple réunionnais, avec l’arrivée des 10 premiers Malgaches à La Réunion.

L.B.

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La plaque.