Convention triennale du Théâtre des Alberts

Une signature “tirée par les ficelles”

15 décembre 2006

Ouvrons “le rideau” sur la signature officielle de la Convention triennale entre le Théâtre des Alberts et des salles de spectacles : le Théâtre des Bambous (Saint-Benoît), la salle Georges Brassens (les Avirons), le Séchoir (Saint-Leu), la Salle Vladimir Canter (Saint-Denis). Cette scène s’est jouée mardi dernier en début d’après-midi à la Villa du Département à Saint-Denis. Au Théâtre des Alberts, les artistes tirent les ficelles des marionnettes. Avec cet acte, ils ont su tirer leur épingle du jeu car ils inaugurent 3 années de stabilité financière autour de leur projet artistique.

Contes et marionnettes

Au bout du fil, Fabienne Bertocchi du centre dramatique, apporte de l’eau au moulin quant à cette union théâtrale sur 3 ans. « Ces salles s’engagent à nous recevoir pour des représentations, des résidences, des productions, des réalisations ». Voilà qui est dit. C’est en fait à mots à peine cachés la reconnaissance de tout un travail de création où le jeune public est l’invité premier et associé. Faire participer le public avant toute représentation à une création est une manœuvre que compte perpétuer le Théâtre des Alberts. Il a eu pour habitude de se rendre auprès des écoliers ou des habitants d’un quartier populaire. Des détails sur le maniement des marionnettes ou sur leur organisation leur sont dévoilés. Il arrive aussi qu’il forme des animateurs socio-culturels ou des professeurs des écoles.

Il raconte sur scène avec des marionnettes des contes traditionnels revus et corrigés par les soins des créateurs. Ce talent s’exporte. Dès janvier de l’année prochaine, il prévoit une tournée métropolitaine avec le spectacle “Contes à ouïr et à zieuter” écrit par Alexandra-Shiva Mélis.

J.-F. N.


“Contes à ouïr et à zieuter”

Sur scène, Alexandra-Shiva Mélis et Vincent Legrand, le Directeur artistique du Théâtre des Alberts. La scène semble un peu loufoque. “Elle plante des clous, des choux, des chouchoux”. Il est dit d’elle « qu’elle a un petit grain, germé dans un coin de son jardin. Depuis, elle passe son temps à ouïr et à zieuter le bourdonnement des arrosoirs, le pépiement des plantes jacassières, les roucoulades des râteaux bêcheurs qui lui susurrent des “je sème”... Et comme par hasard, les vieilles histoires enfouies au milieu des feuillages remontent au jour et s’éparpillent au fil du vent... Elle vit seule dans un autre temps avec comme compagnons des plantes arrosoirs, des râteaux, des bêches ». Les “Contes à ouïr et à zieuter” s’inspire de différentes formes du langage visuel et théâtral comme le théâtre d’objets, le théâtre d’ombre et le jeu du comédien conteur. Ils font « résonner la sensibilité de l’adulte comme celle de l’enfant, et chacun peut s’approprier des fragments du récit faisant écho à son imaginaire. Chaque spectateur y voyage à son gré ».


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