La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
18 décembre 2006

Un petit théâtre plein à craquer pour découvrir l’univers déluré de Nini Cabaret et un artiste de chez nous, Jean-Christophe Fruteau de Laclos, pour la 4ème fois. C’était vendredi soir au Théâtre les Bambous. En lever de rideau, un marmaille du Port, Jean-Christophe Fruteau de Laclos, avec sa guitare et ses chansons “engagés”, lorsqu’il invite à protéger l’environnement, et d’autres, écrite avec une sensibilité d’artiste qui capte les petites choses de notre vie créole qui, finalement, nous échappent. Du vécu, peut-être aussi, avec une chanson dédiée à « ceux qui ne lavent pas le riz avan fé cui, é ke na un ta de ti mite i flotte ! ». Oui, ça arrive....
Au naturel de Jean-Christophe Fruteau de Laclos a succédé 2 demoiselles complètement à l’Ouest ! Le Nini Cabaret, ce sont 2 drôles d’oiseaux sur scène qui nous transportent dans un univers de folie. Ni queue, ni tête, en apparence. C’est au public de faire marcher ses méninges et d’être réceptif, surtout lorsque Nini Dogskin et Marianne Fontaine (les 2 drôles d’oiseaux) se font une joie de débiter des maximes dyslexiques ou les proverbes de “Rose Selavy”. Plaisir des jeux de mots, plaisir des images surréalistes, plaisir des rêves éveillés, une poésie pleine de déraison servie par une interprétation énergique et sacrément drôle. Les mots que transportent leurs voix sont un régal. Sur scène, Nini s’agite, les chansons à l’accordéon et au tuba vont bon train sur le perroquet agaçant, le pirate déchu, le rôti d’porc plein de punaises... On trépigne sur nos bancs, on a envie de se lever pour, sur scène, danser avec les donzelles en fanfreluches. Un seul regret : le spectacle est trop court. Entraîné dans l’univers surréaliste de Nini et Marianne, on se réveille finalement trop tôt. On quitte le quai du bateau sur lequel elles nous avaient emportés, avec les mouettes (à entendre leur cri, elles aussi fofolles !), avec l’envie d’encore. Et oui, le ni queue, ni tête, ça laisse sur sa faim. Et pour couronner le tout, le Festival d’Humeur s’est achevé hier soir.
E.P.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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