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Projection du film d’ouverture du Festival de La Réunion
29 novembre 2006

Le décor grandiose de l’Himalaya ouvre le Festival du film de La Réunion avec la projection de “La Vallée des Fleurs”, mardi 28 novembre 2006. Une histoire inspirée du roman d’Alexandra David Neel, “Magie Noire Magie Blanche”, qui débute au milieu des sommets sauvages indiens et se termine dans l’enfer urbain de Tokyo. Les rôles principaux sont incarnés par Milind Soman, star en Inde, et Mylène Jampanoï, ensemble dans la fiction comme dans la réalité.
Milind Soman est un homme heureux. Il arrive en retard pour avoir trop profité des poissons et des coraux. Lors de sa séance de plongée, il annonce fièrement son mariage avec Mylène Jampanoï et il ne se défait ni de son sourire, ni de sa simplicité. Pourtant, Milind Soman est une immense star en Inde. Du rang d’un Shahrukh Khan, issu de la machine Bollywood, mais pas celle que l’on croit. Il incarne l’autre visage des superproductions indiennes. Celui plus ancré dans la réalité, moins manichéen, plus recherché et plus sérieux aussi. Il a déjà tenu les rôles principaux dans “Katpulli”, “Bhagmatti” ou encore “Jurm”. Ce soir, le film dont il est le héros sera projeté en ouverture du 2ème Festival du film de La Réunion. “La vallée des fleurs” est réalisé par Pan Nalin, qui compte déjà le magnifique “Samsara” à son palmarès, et produit par Marie Masmonteil à qui on doit le poignant “Vas, vis et deviens”. L’histoire est une fable adaptée du roman de la célèbre exploratrice Alexandra David Neel “Magie noire et magie blanche”.
Inspiré de légendes tibétaines et du mythe de la réincarnation, “La vallée des fleurs” est une légende sur l’amour et sa lutte contre la mort, une sorte de conte qui débute dans les hauteurs de l’Himalaya et qui se termine dans les tréfonds de Tokyo, au cœur du Japon moderne. Deux mondes se font face, comme lors du tournage hors normes où seuls 3 acteurs étaient professionnels, les autres sachant à peine ce qu’est le cinéma... Il s’est déroulé dans le Nord de l’Inde, au cœur des splendeurs du Ladakh, dans des conditions particulièrement difficiles. Au pied de la Nanda Devi, l’altitude pousse le métabolisme humain dans ses retranchements. Il est impossible de prévoir qui va supporter ou pas. Le co-producteur allemand a d’ailleurs dû quitter le tournage pour ces raisons...
Ensemble à l’écran et à la ville
Mais les expériences les plus difficiles tissent les liens les plus forts. C’est d’elles que naissent les meilleurs souvenirs. Pour Milind Soman, qui semble croquer la vie comme un bonbon, les bénéfices furent nombreux. En plus d’avoir découvert une région de son propre pays, il a épousé sa partenaire à l’écran Mylène Jampanoï. « On départ, on se détestait. Je pensais qu’elle n’était qu’une arrogante actrice française et elle pensait que je n’étais qu’un stupide acteur de Bollywood », plaisante-t-il. Mais la magie dans la fiction s’est poursuivie dans le réel et Mylène Jampanoï sera présente mercredi pour la projection publique du film sur la plage des Brisants.
Pour elle, le tournage n’a pas été de tout repos. Pendant plus de 3 mois entre 3.500 et 6.000 mètres d’altitude, elle a d’abord dû apprendre à monter sur des chevaux sauvages puis apprendre le hindi... Une vrai prouesse qui a bluffé l’équipe entière, et Milind en particulier.
Car c’est dès le départ que l’équipe du film a dû travailler à rendre possibles toutes les beautés voulues par Pan Nalin. Décors grandioses, rencontres féeriques, magie des mythologies... Tout un monde à mettre en place sur le toit du monde. Mais après avoir produit des films en Israël, en Roumanie ou encore au Tadjikistan, Marie Masmonteil est une habituée des conditions extrêmes. « Le plus important, c’est la sincérité d’une histoire, le point de vue qu’elle dégage », explique la productrice. Sa rencontre avec Pan Nalin s’est faite par hasard. « C’est mon voisin ! », sourit-elle. Au final, la production est franco-allemande et nécessite 5 millions d’euros. De fil en aiguille, le scénario est arrivé dans les mains de Milind Soman qui ne connaissait Pan Nalin, même pas de nom, pourtant Indien lui aussi... Mais après le visionnage de “Samasara”, pour rien au monde il n’aurait laissé passer le rôle. Pour son bonheur et le nôtre, il a bien fait.
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