Culture et identité

Vers de nouvelles connaissances de l’Histoire du peuple réunionnais

Belle ouverture des Journées internationales d’études sur l’engagisme

LB / 10 novembre 2018

Comme les lecteurs de ‘’Témoignages’’ le savent, ce jeudi 8 novembre au Conseil départemental de La Réunion s’est déroulée la 1ère des trois Journées internationales d’études sur l’engagisme consacrées à la connaissances des « sources et situations dans les régions de départ ». Outre les nouvelles avancées très intéressantes apportées au public par les kozman des organisateurs et des intervenants « d’ici et d’ailleurs » sur la connaissance de notre Histoire, cette journée a été marquée notamment par le renforcement des liens entre Réunionnais et Indianocéaniens sur « ce bien commun », comme l’a dit Béatrice Sigismeau, responsable de la Culture au Département.

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Une grande partie des responsables et intervenants aux Journées internationales d’études sur l’engagisme.

Après les interventions de deux responsables et animateurs de cet événement — Jean Barbier, Conservateur en chef du Musée historique de Villèle, et Michèle Marimoutou Oberlé, docteur en histoire et présidente du Conseil scientifique du Lazaret de la Grande Chaloupe —, 9 personnes ont pris la parole et des échanges très positifs avec le public ont eu lieu après leurs interventions. Voici la liste de ces experts et les thèmes qu’ils ont abordés :

• Jacques Weber, professeur d’université à Nantes : ‘’L’hindouisme en Inde du Sud au 19e siècle – Divinités, mythes, rites et castes’’.

• Cesar Cumbe, enseignant et chercheur à l’Université pédagogique de Maputo-Mozambique : ‘’Des empreintes de la traite négrière engagiste dans l’environnement scriptural, toponymique et littéraire du Mozambique d’aujourd’hui‘’.

• Nathaniel Fontaine-Mithra, responsable de l’association Rasine Kaf de La Réunion, artiste et réalisateur : ‘’Les difficultés de la recherche généalogique sur le terrain’’.
• Virginie Chaillou-Atrous, docteure en histoire à l’université de Nantes) : ‘’L’histoire des engagés africains au 19e siècle : sources, méthodes et difficultés’’.

• Fabien Bordelès, chargé des fonds sur Madagascar et La Réunion, responsable aux Archives Nationales aux Outre-Mer (ANOM) à Aix-en-Provence : ‘’Les sources de l’engagisme aux ANOM.

• Rosane Wuillai et Yogesh Bonne, responsables à l’IMIR (Institut du Monde Indo-Réunionnais) : ‘’L’indexation des registres de permis de séjour, un préalable à la mise à disposition du public’’.

• Damien Vaisse, directeur des Archives départementales de La Réunion : ‘’Les sources de l’engagisme aux Archives départementales de La Réunion’’.

• Frédéric Landy, directeur de l’Institut français de Pondichéry et professeur à l’Université de Paris-Nanterre) : ‘’Les enjeux contemporains de l’engagisme pour l’Union Indienne’’.

Ce que nous pouvons retenir de ces exposés et des échanges avec le public, c’est que grâce aux travaux de militants culturels compétents et de chercheurs vraiment déterminés, il y a de nouvelles avancées sur la connaissance des souffrances de nos ancêtres victimes des systèmes coloniaux de l’esclavage et de l’engagisme. Et comme l’a dit Michèle Marimoutou Oberlé, « il faut préparer de nouvelles étapes dans ce domaine, en renforçant la concertation dans nos recherches ».
Tout cela est sans doute évoqué dans la suite de ces journées d’études hier à l’Université du Moufia et samedi aux Archives départementales de La Réunion, ainsi qu’à la ‘’Commémoration des travailleurs engagés de La Réunion’’ célébrée le dimanche 11 novembre au Lazaret de La Grande Chaloupe de 10 heures à midi. Une célébration à laquelle participeront notamment 4 associations symboliques du renforcement de l’union du peuple réunionnais dans la culture de sa diversité ancestrale : la Fédération Tamoule de La Réunion, la Fédération des Associations Chinoises de La Réunion, le CRAN et KAFPAB, l’association MIARO.

L. B.