Dipavali

Vers des échanges culturels avec la communauté indienne d’Afrique du Sud

12 novembre 2007, par Edith Poulbassia

Kistan Krishna, Président de l’Association indienne de l’Afrique du Sud était présent ce week-end à La Réunion pour rencontrer les associations tamoules à l’occasion du Dipavali. Il est dans le sud de l’Océan Indien, le représentant du Mouvement International de la Culture Tamoule, dont le siège social est basé au Canada. Il était l’invité de l’association Tamij Sangam du docteur Selvam Chanemougame. « Le 21 septembre, une petite délégation réunionnaise s’est rendue en Afrique du Sud, à Durban plus précisément, où la population indienne est concentrée », raconte le docteur Chanemougame. L’occasion de découvrir cette communauté indienne si proche de notre île, qui présente tant de similitudes avec les Tamouls.
« Nous sommes descendants comme eux des engagés venus du Tamil Nadu. Les ouvriers indiens venaient en Afrique du Sud pour couper la canne ou pour poser le chemin de fer. Quelques-uns étaient aussi cordonnier, maçon, bijoutier. Une minorité », précise le docteur Chanemougame. La population indienne d’Afrique du Sud compte plus 1,2 million d’individus. C’est la plus grande dispora indienne. Même si elle a subi l’influence de la culture anglo-saxone, cette population a su préserver ses traditions, sa religion et surtout la pratique de la langue tamoule, le port du sari pour les femmes. Le Dipavali est aussi fêté en Afrique du Sud.
Jusqu’à présent, la diaspora indienne à La Réunion privilégiait les échanges avec l’Inde. Notamment pour le Dipavali, des artistes viennent directement de l’Inde. L’association Tamij Changam veut maintenant se rapprocher de l’Afrique du Sud. « La diaspora établit des relations cuturelles dans un sens transversal avec l’Inde, alors que nous partageons avec l’Afrique du Sud la même expérience du passé. Cette population indienne a entendu parler du Dipavali à La Réunion, grâce aux médias et aux voyageurs. Nous envisageons un échange de troupes cuturelles pour les prochaines années ».
La population indienne d’Afrique du Sud a longtemps été victime de l’apartheid. « Aujourd’hui, souligne Selvam Chanemougame, elle ne vit plus séparément des autres communautés. Elle fréquente les universités, les écoles. Le problème c’est de pouvoir préserver ses valeurs culturelles dans un environnement où elle est minoritaire. Toutefois, la jeunesse Sud Africaine peut accéder à l’enseignement de la langue tamoule dans les écoles. La communauté bénéficie d’une meilleure reconnaissance ».

Edith Poulbassia


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Messages

  • l’échanges culturelsavec la communauté indienne d’afrique du sud serai très avantageux et commerciaux aussi,.etant dans l’océan indien puisque la vie chère pose problème aux ménagères.Il ne faut pas oublier MAURICE et l’INDE


Témoignages - 82e année


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