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Le 26 avril prochain se tiendra le deuxième Congrès Tamoul-Dravidien. Organisé par l’Association culturelle des descendants dravidiens pratiquant la religion hindoue populaire à La Réunion, il se tiendra à l’Espace Oméga de Cambaie à Saint-Paul.
Samedi à la chapelle la Misère de Villèle, l’Association culturelle des descendants dravidiens pratiquant la religion hindoue populaire à La Réunion a présenté le deuxième Congrès Tamoul Dravidien. Comme le premier en 2013, il se tiendra à l’Espace Omega de Cambaie à Saint-Paul. Les organisateurs comptent sur un plus grand succès, sachant que 1.500 personnes étaient venues à la première édition.
L’Association compte pour le moment 46 adhérents. Elle souhaite rassembler les petits temples dont le nombre est estimé à 300. Depuis le premier congrès, l’association a fait beaucoup d’actions à La Réunion, pour sensibiliser et expliquer sur les pratiques de la religion hindoue populaire.
L’Association souhaite promouvoir la culture traditionnelle tamoule apportée par les Indiens qui sont venus dans la cale des bateaux au 19e siècle. Tous les Réunionnais d’origine indienne sont invités à partager leur expérience, tandis que plus largement tous les Réunionnais sont les bienvenus. Cela fait dire à Alain Cataye que beaucoup de gens sont concernés.
Daniel Singaïny rappelle tout l’engagement pour valoriser ces pratiques, avec le soutien dès le début de Témoignages. Le prêtre de la Chapelle la Misère rappelle que nombre d’ancêtres sont venus de la campagne. Dans ces régions, ce sont les divinités féminines qui sont les plus honorées, qui demandent des sacrifices d’animaux, explique Daniel Singaïny. Aujourd’hui, il est plus facile de voyager en Inde. -Les Réunionnais peuvent ainsi se rendre compte que les pratiques dans les campagnes de ce grand pays sont proches de celles de l’hindouisme populaire. Alain Cataye souligne que les relations avec l’Inde permettent de voir les petits temples avec les divinités populaires.
50 années de luttes lancées de la chapelle la Misère ont fait avancer les choses. Malgré tout la répression sévit encore. Ainsi l’an dernier, des gendarmes sont intervenus aux Avirons pour demander d’arrêter les tambours de jouer alors que toutes les autorisations nécessaires avaient été obtenues.
Danyèl Waro rappelle aussi que l’identité réunionnaise reste menacée, et la vigilance reste de mise 50 ans après les premières batailles de la chapelle la Misère.
Le Congrès Tamoul-Dravidien est donc ouvert à tous les Réunionnais. Il sera marqué par la présence de délégations extérieure. Les organisateurs annoncent la venue de Guadeloupéens, et un message de la Martinique. D’autres intervenant ont déjà confirmé leur présence, ils souhaitent préserver la surprise.
« Beaucoup de pays ont les yeux braqués sur nous », rappelle Daniel Singaïny.
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